Tout comme l’un des plus remarquables chapiteaux de Gourdon, la frise de Perrecy-les-Forges est inspirée de la Folie d’Héraklès d’Euripide. Ici tous les personnages sont représentés.
Première scène : Mégare et Amphytrion veillent sur les enfants. Heraklès leur apparaît revenu des Enfers.
Deuxième scène : en avance sur le texte, Lyssa née du sang d’Ouranos, est déjà là observant les évènements.
Troisième scène : Lycus meurt entouré du Choeur.
Quatrième scène :
— le soleil pris à temoin par Lyssa (deuxième personnage ?),
— Iris messagère des dieux, son Caducée et son vase rassemblés sur le même ustensile, atteint Héraklès qu’Amphytrion tente de retenir.
Cinquième scène :
— Héraklès tuant un de ses enfants. La sculpture est arrachée mais on devine un petit personnage à genoux. Un autre enfant attend son sort à droite.
— Amphytrion informé de la tragédie par le messager.
Sixième scène :
— Amphytrion emmène Héraklès recouvrant ses esprits.
— Héraklès, la tête couverte d’un voile rencontre Thésée accompagné d’un soldat athénien. Pour montrer que Thésée est lui aussi revenu d’entre les morts, le sculpteur l’a représenté avec une ascia à la main.
Non seulement cette frise est dédiée au culte de Mithra dans sa forme mais elle narre une tragédie grecque sur le fond. Comment peut-on la dater du Moyen-âge ?