@Marc Alain Dubois.
Si
l’IA est un Père Noël, qui est derrière le père Noël et comment les joujoux
sont fabriqués et nous parviennent et
qui en décide et comment ?
Jolie
formule apparemment consensuelle qui vous pose en juge de paix au-dessus de la mêlée,
c’est qui ce nous ?
« nous vivons au-dessus de nos moyens depuis 40 ans,
et toute vérité sur la dépense publique dérange forcément quelqu’un. »
À
partir du moment où les plus riches ne veulent plus payer
d’impôts en proportion équitable de leurs revenus et patrimoine, les
autres reçoivent de moins en moins au regard des richesses qu’ils créent pour
leurs besoins essentiels qui sont vitaux. Se nourrir, se loger, s’habiller
correctement, de déplacer, bénéficier d’une éducation et d’une formation de qualité, se soigner, se
cultiver, avoir une bonne hygiène de vie, pouvoir participer suffisamment à la
vie sociale, travailler et continuer de se former selon besoin. De plus ces
gens se font servir avec peu de contraintes et contreparties attendues des
subventions et ont un privilège qui est aussi un pouvoir assez exorbitant dont
ils se gardent bien de se vanter , décider en fait de l’usage et des directions
que prennent les technologies émergeantes à grand renfort de publicité et
accompagnement médiatique. C’est pratique, ils contrôlent aussi pour
l’essentiel les deux en même temps que les instituts de fabrication de
l’opinion publique que sont les sondages. C’est beau ce genre de liberté.
Désolé,
on ne peut pas dissocier le fonctionnement d’une économie de celui du régime politique en place puisqu’il s’agit d’articuler de façon équitable
l’intérêt individuel et l’intérêt général et qu’il est de plus en plus
difficile d’afficher sans fard qu’en réalité ce sont d’autres buts qui sont
poursuivis. Que cela fonctionne autrement en fait.On voit bien que pour
certains la seule manière d’y arriver est d’entretenir un certain niveau
d’ignorance générale en même temps que toutes sortes de confusions et divisions
afin d’asseoir leur domination culturelle et économique qui est largement
héréditaire. Cela dure depuis très longtemps, dès avant le capitalisme
actuel mais ce n’est ni éternel ni
indépassable.
Les
choix économiques sont aussi des choix politiques. Il revient à une démocratie
de citoyens en capacité de l’être de faire en sorte que ces choix soient éclairés
correctement et suffisamment et que la mise en œuvre en soit régulièrement
évaluée et connue du plus grand nombre. Nous en sommes politiquement très loin
et certains sont très résolus à ce que cela continue ainsi encore très
longtemps. Je pense que cela ne vous a pas échappé. Je pense aussi qu’il n’y a
pas de démocratie sans justice sociale ni dorénavant sans responsabilité
écologique partagée, sans des citoyens correctement informés avec les moyens
institutionnels de se faire entendre et respecter et des responsables
politiques révocables en cours de mandats
s’il le faut en cas de manquements graves comme c’est le cas pour chacun
d’entre nous dans notre vie professionnelle. Cela changerait sûrement la nature
des campagnes électorales il me semble ainsi que le rôle et le fonctionnement des médias et
bien d’autres choses aussi.