Bien sur, le droit de vote n’existant que pour que la masse donne sa vie à un maître..qui est déjà là avant le vote , tout en ayant l’impression de posséder le maître, alors que je suis esclave volontaire en quête d’un chef sauveur religieux ou non religieux..qui va vivre ma vie, car j’ai peur de mourir ; mais aussi veiller sur ma futur richesse enfin etc
tout plutôt que de coopérer avec équité..en paix..car on ne voit pas ce que cela implique qui est de vivre donc de mourir, car les deux sont un seul objet..que la pensée ne sait plus vivre, or comme c’est absolu !!
nota bene : cela ne peut que être volontaire..non pas de la part d’un « je » qui désire mais de tout sauf ça..
or ce « tout sauf ça » nous l’avons détruit..
Les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux.
"Chose vraiment surprenante (...) c’est de voir des millions de millions
d’hommes, misérablement asservis, et soumis tête baissée, à un joug
déplorable, non qu’ils soient contraints par une force majeure, mais
parce qu’ils sont fascinés et, pour ainsi dire, ensorcelés par le seul
nom d’un, qu’ils ne devraient redouter, puisqu’il est seul, ni chérir,
puisqu’il est, envers eux tous, inhumain et cruel"
Il y a trois sortes de tyrans. Les uns règnent par l’élection du peuple,
les autres par la force des armes, les derniers par succession de race.
Mais ils ne font guère mieux ceux d’aujourd’hui qui, avant de commettre
leurs crimes les plus graves, les font toujours précéder de quelques
jolis discours sur le bien public et le soulagement des malheureux
Pauvres gens misérables, peuples insensés, nations opiniâtres à votre
mal et aveugles à votre bien ! Vous vous laissez enlever sous vos yeux
le plus beau et le plus clair de votre revenu, vous laissez piller vos
champs, voler et dépouiller vos maisons des vieux meubles de vos
ancêtres ! Vous vivez de telle sorte que rien n’est plus à vous. Il
semble que vous regarderiez désormais comme un grand bonheur qu’on vous
laissât seulement la moitié de vos biens, de vos familles, de vos vies.
Et tous ces dégâts, ces malheurs, cette ruine, ne vous viennent pas
des ennemis, mais certes bien de l’ennemi, de celui-là même que vous
avez fait ce qu’il est, de celui pour qui vous allez si courageusement à
la guerre, et pour la grandeur duquel vous ne refusez pas de vous
offrir vous-mêmes à la mort. Ce maître n’a pourtant que deux yeux, deux
mains, un corps, et rien de plus que n’a le dernier des habitants du
nombre infini de nos villes. Ce qu’il a de plus, ce sont les moyens que
vous lui fournissez pour vous détruire. D’où tire-t-il tous ces yeux
qui vous épient, si ce n’est de vous ? Comment a-t-il tant de mains
pour vous frapper, s’il ne vous les emprunte ? Les pieds dont il foule
vos cités ne sont-ils pas aussi les vôtres ? A-t-il pouvoir sur vous,
qui ne soit de vous-mêmes ? Comment oserait-il vous assaillir, s’il
n’était d’intelligence avec vous ? Quel mal pourrait-il vous faire, si
vous n’étiez les receleurs du larron qui vous pille, les complices du
meurtrier qui vous tue et les traîtres de vous-mêmes ? Vous semez vos
champs pour qu’il les dévaste, vous meublez et remplissez vos maisons
pour fournir ses pilleries, vous élevez vos filles afin qu’il puisse
assouvir sa luxure, vous nourrissez vos enfants pour qu’il en fasse des
soldats dans le meilleur des cas, pour qu’il les mène à la guerre, à
la boucherie, qu’il les rende ministres de ses convoitises et
exécuteurs de ses vengeances. Vous vous usez à la peine afin qu’il
puisse se mignarder dans ses délices et se vautrer dans ses sales
plaisirs. Vous vous affaiblissez afin qu’il soit plus fort, et qu’il
vous tienne plus rudement la bride plus courte. Et de tant d’indignités
que les bêtes elles-mêmes ne supporteraient pas si elles les
sentaient, vous pourriez vous délivrer si vous essayiez, même pas de
vous délivrer, seulement de le vouloir.
Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres. Je ne vous
demande pas de le pousser, de l’ébranler, mais seulement de ne plus le
soutenir, et vous le verrez, tel un grand colosse dont on a brisé la
base, fondre sous son poids et se rompre.