L’émotion face aux massacres du Darfour dissimule mal la paralysie internationale face à ce conflit dont les enjeux, sur fond de manne pétrolière, sont souvent réduits à des causes ethniques.
Ce qui se passe à Darfour est une tragédie comme celle qui se déroule en Irak ou dans d’autres pays d’Afrique.Ce sont les tragédies du « Pétrole Rouge ».
Ces tragédies ne doivent pas servir pour attiser la haine raciale et, dans tous les cas, elle ne peuvent s’écrire par des : « (Paraît-il...) BHL par ci, BHL par là... »
Matières premières, pétrole et Afrique
L’argent pour les armes
« Il s’agit bien d’une guerre pour le contrôle du pétrole, et la construction d’oléoducs est au cœur de ces enjeux. « C’est le cas de l’ouverture de l’oléoduc Tchad-Cameroun, où sont impliqués les intérêts des firmes transnationales Total, pour la France, CNPC pour la Chine, Pétronas pour la Malaisie, Lundin pour la Suède, OMV pour l’Autriche, Talisman pour le Canada et Exxon Mobil pour les Etats-Unis. Ce pipeline doit passer par le Darfour et entre dans la logique d’éviter les zones à risques. De son côté, l’Inde envisage également un oléoduc qui passera dans cette région d’Afrique, celui prévu par les firmes ONGC et Reliance Petroleum en accord avec le Soudan. »