Albeniz et Tarrega

par Voris : compte fermé
lundi 10 août 2009

2009 marque le centenaire de la mort de deux immenses compositeurs espagnols. L’un d’eux s’est glissé dans l’actualité « people » de 2007 car Cecilia ex-Sarkozy est l’arrière-petite-fille d’Isaac Albéniz dont le célèbre morceau « Asturias » fut joué à l’Elysée par l’orchestre de la Garde républicaine à l’occasion de l’investiture de Sarkozy. Quant à Tarrega, mort la même année, en 1909, il transcrivit à la guitare un grand nombre d’oeuvres dont celles d’Albeniz. Il composa aussi le majestueux « Recuerdos de la Alhambra ».

 
Morts tous deux en 1909, ces deux compositeurs ont marqué à jamais la musique classique espagnole et la guitare.
 
Francisco Tárrega, né en 1852 a été l’un des guitaristes les plus influents au monde. Il est considéré comme le père de la guitare classique moderne. Il en a fait un instrument de récital. Il faut savoir que les récitals de guitare ne sont apparus qu’au XX ème siècle et c’est grâce à cet homme qui montra de grande aptitudes à adapter des oeuvres écrites pour d’autres instruments et à composer de oeuvres personnelles romantiques et raffinées. Ses oeuvres furent ainsi interprétées au siècle dernier par le grand Andrés Segovia qui donna des concerts à travers l’Europe. Les oeuvres majeures de Tarrega sont inoubliables.
 
Recuerdos de la Alhambra
 
Mais il a composé des oeuvres à la guitare plus jouables, comme "Adelita" et "Marietta". La preuve, l’auteur de cet article les joue également. Voici deux interprètes :
 
Marietta.
 
Adelita
 
Ce sont les transcriptions pour guitare par Francisco Tárrega d’un grand nombre de ses pièces qui firent en grande partie la renommée d’Albéniz. Ce qui fait que les guitaristes classiques le fréquentent, en particulier à travers le célèbre "Asturias" dont certains passages techniques sont difficiles à négocier et font souffrir les poignets !
 
Isaac Albéniz, né en 1860, fut un musicien très précoce, au point que son père voyait en lui un génie comparable à celui de Mozart. Mais contrairement à ce dernier, le petit Isaac n’a pas de père musicien. Il ne vient pas au monde non plus dans un pays d’essor musical. Le jeune Isaac se produit en public dès l’âge de quatre ans. Il donne son premier concert à Barcelone au théâtre Romea et suscite une vive admiration.
 
Avec Granados et de Falla, Albéniz est le meilleur représentant de l’âme musicale espagnole, d’une nouvelle façon de sentir, mélodiquement et harmoniquement, l’hispanisme.

Albéniz sera l’élève de Liszt à 19 ans puis côtoiera Dukas, Debussy, Fauré.
 
De toute son oeuvre, c’est sa "Suite espagnole" qui sera la plus populaire. La suite "Iberia" fut admirée par Debussy et Messiaen : "Jamais l’écriture du clavier n’a été poussée aussi loin", dira ce dernier.

 
Ci-dessus : "Asturias", par Andres Segovia
 
"Rumores de la caleta" par Manuel Dapena
 
 

Lire l'article complet, et les commentaires