Chanson franšaise Ó l’Útranger, l’exception culturelle ?

par Yohan
samedi 10 octobre 2009

Si la chanson française occupe encore une place à part dans le monde, c’est qu’elle est aussi une des rares à résister au formatage US.

Alors qu’on la croyait morte, elle renaît encore et toujours.

Si la grande époque des Brel, Gainsbourg, Aznavour, Ferré, Berger est maintenant derrière nous, la chanson française continue visiblement d’inspirer amour et respect hors de nos frontières où, pour certains inconditionnels, elle n’a pas de prix.

Paroles et musique sont les deux trompettes de sa renommée. Loin de la soupe tiède qui nous est servie par la sono mondiale, la chanson française, par son petit côté ail et fines herbes, convient parfaitement aux oreilles en mal d’exotisme.

Plus récemment et depuis les Rita Mitsouko, de nouvelles voix comme Camille, Jeanne Cherhal, Keren Ann, et même Alizé, cette lolita, parviennent à se tailler un franc succès hors de nos frontières. Plus étonnant encore est de les voir drainer un public qui ne comprend pas un traître mot de français, la note exotique sans doute...

En tout cas, même si l’étoile de notre rayonnement culturel a sérieusement pâli ces dernières années, la french touch opère encore, c’est certain.

En Allemagne comme ailleurs, la chanson française a ses inconditionnels. Des gars qui connaissent nos répertoires mieux que quiconque s’emploient à en faire la promotion à coup de blogs cocardiers ou de soirées french floor.

Malgré cela, il serait faux de dire que nos chanteurs s’exportent plus facilement qu’hier.

S’exporter n’est pas facile et pas vraiment dans notre culture non plus. Pour s’imposer hors de chez nous, mieux vaut chanter en anglais et jouer la carte de l’internationalité, ce qui n’est pas donné à tout le monde.

Si la chanson française parvient plus facilement à franchir les obstacles, grâce à l‘internet notamment, elle risque intrinsèquement d’être aussitôt phagocytée par son pays d‘accueil.

Le phénomène n’est pas nouveau. Des tubes comme "la belle vie" ou "comme d’habitude" passaient autrefois pour des reprises de succès anglo-saxons, alors qu’il s’agissait en fait d’authentiques joyaux de notre patrimoine musical.
 

Après avoir été sublimés par des "clients" comme Frank Sinatra ou Tony Bennett et magnifiés par le Count Basie Orchestra, certains croyaient voir en notre Sacha national un vulgaire plagiaire. Il est vrai que notre french lover-crooner ne se privait pas de piocher lui-même dans le répertoire US.

Aujourd’hui, youtube et myspace sont d’excellents relais pour promouvoir les nouveaux talents hors des frontières. Tout se vend, tout s’échange...c’est un bienfait.

C’est d’ailleurs grâce à eux que j’ai pu mettre la main sur des artistes comme Elena Paparizou (GR) et Lucia Perez (E)

Je vous laisse deviner où ces deux là puisent leur inspiration...

 

 

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