CLOWNAGE, le renouveau du rock franšais

par Emmanuel Goldstein
jeudi 25 juin 2009

Finalistes du Concours Ouï Love Myspace, les CLOWNAGE, qui passent tous les soirs sur Ouï FM, sont assurément un espoir du rock français. De leur tube « Toi et Moi » à leur clip drolatique « Leila », ils réinventent un style pop/rock qui exalte leurs déjà nombreux aficionados dont je fais partie.

Cela fait plusieurs années qu’ils écument les bars et les salles de concert dans toute la France. Sans chercher la reconnaissance médiatique mainstream, ils ont construit pas à pas la qualité musicale qui fait aujourd’hui leur succès en concert, sur Internet et à la radio. C’est une réussite grâce au bouche à oreille et les Clownage semblent désormais prêts à passer à la vitesse supérieure.

En ce qui me concerne, je les ai vus pour la première fois il y a deux ans à la Flèche d’Or, illustre lieu de festivités musicales parisiennes, où ils ont littéralement mis le feu à la salle.

Mélange de la tradition parolière française et de la pop rock anglo-saxonne la plus novatrice, le style de Clownage décoiffe et enchante tout à la fois.

Clownage est un des rares groupes à tenter l’aventure du rock français, chanté en grande partie en Français (http://www.myspace.com/clownagemusic pour s’en faire une idée immédiate pour ceux qui ne connaissent pas encore).


Leur style constitue un pont entre le rock des années 70, dans la plus pure tradition de Led Zeppelin ou des Doors et la pop contemporaine à la Franz Ferdinand, Interpol ou Bloc Party, matinée de "grunge" sauce Nirvana ou Pearl Jam.

Ils sont le seul groupe rock à chanter en français qui soit arrivé en finale du concours oui love myspace, organisé en juin par Myspace et Ouï FM (rassemblant au départ 20 000 groupes structurés). Clownage entame maintenant une série de concerts en France et dit-on, en Europe. Assurément, ils s’inscrivent dans la lignée des groupes de rock français les plus créatifs, de Noir Désir à Luke en passant par No One is Innocent.

Bête de scène, le chanteur, Jérôme Litré-Froment, avec sa tête de brigand mal rasé, lâche de sa voix bien membrée des poèmes d’amour et de haine, des paroles de révolte et d’espérance.

Prix à payer de ce mix entre les traditions française et anglo-saxonne, les paroles évoluent d’une profondeur culturelle certaine à, parfois, une légèreté adolescente

La musique, intégrant une recherche manifeste de diversité des sons, varie d’une douceur tantôt amoureuse tantôt amère, à la colère brute de l’homme face à un monde fait de désillusions amoureuses, sociales, politiques et finalement humaines. Leur dernier album, "l’Empire", est un clin d’oeil discret à tous ceux qui aiment la profondeur d’esprit, poétique, musicale et humaine. L’une de leurs chansons s’appelle « Abysses », ce n’est pas pour rien, on la conseillera à ceux qui apprécient les contrastes des Fleurs du Mal et la tristesse révoltée.

Personnellement, je préfère leur chanson "Toi et Moi", excellent concentré de pop/rock alors qu’ils ont concouru à Ouï FM sur "Leïla" qui me paraît moins tonique. 

Leur dernier clip, celui de leur chanson « Leila », mélange l’humour à la colère d’une jeunesse qui ne se satisfait pas, à juste titre, de la vie qu’elle mène : http://www.youtube.com/watch?v=booFPB1rCtk

Les Clownage disent faire du "rock thérapeutique", expression que je n’ai pas vraiment comprise. Mais il est vrai que l’on demande à des musiciens de bien faire de la musique, pas du blabla

Ils jouent ce dimanche 28 juin à la Scène Bastille, inaugurant une série de concerts qui s’enchaîneront en septembre, pour mon plus grand plaisir.

 

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