Ray Bradbury est mort

par Pelletier Jean
mercredi 6 juin 2012

Triste nouvelles du jour, triste départ celui de l’écrivain de science-fiction Ray Douglas Bradbury. C’est un géant de la littérature américaine qui s’en est allé à l’âge de 92 ans ce mercredi 6 juin 2012. L’auteur des Chroniques martiennes et de Fahrenheit 451 nous laisse à notre nostalgie.

Il est né le siècle dernier, un 22 août 1920 à Waukegan dans l’Illinois. Sa mère d’origine suédoise lui a donné sans aucun doute son goût pour les espaces et ses grand-père et arrière-grand-père, tous deux éditeurs de journaux, la passion de l’écriture. Dès l’âge de quatorze ans il s’essaye à l’art de la nouvelle et du roman, squattant indéfiniment la bibliothèque de Waukegan. Il prend le parti pris absolu de l’imagination et illustrera brillamment le genre « fantastique » ; ses premiers romans sont de véritable bijoux : « la foire aux ténèbres » en anglais « Something wicked this way comes » et le vin de l’été (Dandlion Wine) qui s’inspirent intégralement de sa propre vie à Waukegan.

Il prendra de raccourci ses études, juste le bac en poche, il se lance dans la vie comme vendeur de journaux et lecteur assidu de Flash Gordon et Buck Rogers. Sous cette bénéfique influence il publie à l’âge de 18 ans ses première nouvelles dans des fanzines. Ainsi gagne-t-il ses premiers 15 $ de droits d’auteur avec pulp magazines. Dès 1942 il devient, à force d’écriture, écrivain à temps plein et collabore à Arkham House. Marié en 1947 à Marguerite McClure, il aura quatre filles.

Son œuvre est immense et très vite reconnue dans le monde entier. Obsédé par la survie de l’humanité, son art culminera en 1954 avec un livre de pure poésie « les chroniques martiennes ».

En anglais The Martian Chronicles est un recueil de 27 nouvelles qui figurera dans les tous premiers numéros de la mythique collection « Présence du futur » chez l’éditeur français Denoël en 1954. Chacune des 27 nouvelles raconte un épisode de la vie sur mars, faisant partie d’un tout onirique narrant aussi bien l’histoire des hommes que celle d’une civilisation disparue sur la planète Mars.

L’année suivante, en 1955 il publiera son second roman fétiche : Fahrenheit 451 qui fera l’objet d’une superbe adaptation au cinéma par Francois Truffaut en 1966. Il est aussi l’auteur d’essais, de poésie et de pièces de théâtre.

Un prix Bradbury a été créé récompensant une œuvre dramatique aussi bien au cinéma qu’à la télévision, à la radio ou au théâtre.


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