« RESISTE » France Gall & Michel Berger Signes des Temps

par Theothea.com
jeudi 3 décembre 2015

Le 4 novembre eut lieu la première officielle du spectacle musical de France Gall au Palais des sports de Paris, après plusieurs années de conception perspicace, passionnée et perfectionniste mais en réalité, c’est, deux semaines plus tard, le mardi 17 qu’aurait lieu l’avènement sociétal de cette Comédie musicale incarnant de fait, ce soir-là, tout le sens de son titre éponyme « RESISTE » lors de la reprise des représentations interrompues après les tragiques évènements du vendredi 13 novembre 2015.

RESISTE
photo © Theothea.com

Poings levés lors des rappels devant une salle complètement à l’unisson, l’ensemble de la troupe rassemblée autour de France Gall prenait la dimension transcendante du spectacle célébrant initialement la mémoire patrimoniale du compositeur Michel Berger pour en constituer désormais un hymne à la liberté existentielle symbolisée par la musique se vivant pleinement au travers de ses interprètes et du public impliqués.

Alors puisqu’ « Il jouait du piano debout » « La groupie du pianiste » clamerait « Débranche » car « J’irai ou tu iras »…

Et ainsi de suite, car c’est effectivement à partir de l’influence artistique suscitée par la création de « Mamma Mia » à Londres que France Gall eut la révélation du spectacle qu’elle pourrait élaborer autour des chansons de Michel Berger, en les rassemblant autour d’une histoire fictionnelle qui saurait faire miroir et résonance à l’âme des spectateurs.

Dans cette perspective, « La chanson de Maggie », « Au revoir Angelina » & « Mandoline » initieraient les trois figures féminines se projetant en étoiles amoureuses à la survie du Lola’s, la fameuse boîte de nuit fréquentée par les « Princes des villes » mais que le patron (Laurent Hennequin), père de Maggie (Léa Deleau) & de Mandoline (Elodie Martelet), aurait bien des difficultés financières à gérer malgré le talent du pianiste (Victor Le Douarec), la compétence de l’animateur (Gwendal Marimoutou) et la rock attitude d’Angelina (Corentine Collier).

Cependant « Quelques mots d’amour » suffiraient pour évoquer « La déclaration d’amour » puisque « Quand on danse », la « Musique » s’éclate comme un « Papillon de nuit » façon « Sambo Mambo ».

Malgré « Les accidents d’amour » et les « C’est pas la peine de vivre », « Comment lui dire » « Les mots simples » : « Fais comme t’aime » prouvant que « Si maman si » alors « Ella, Elle L’a » …

A l’issue de ces chansons cultes, chacun donc devrait y trouver sa voix et surtout sa voie personnelle pour se réaliser pleinement avec, en point d’orgue, une mélodie inédite chantée par Michel Berger lui-même « Un dimanche au bord de l’eau » !

Avec Bruck Dawit à l’ingénierie du son, Marion Motin à la chorégraphie & Ladislas Chollat à la mise en scène, la célèbre muse, artiste et épouse peut se permettre de ne pas jouer physiquement sur scène en y laissant, ainsi, place entière aux jeunes générations tout en apparaissant, par vidéo interposée, la conteuse d’une histoire qui lui est si poétiquement proche qu’ainsi serait assuré un splendide relais mémoriel adressé à l’emblématique petite fille sur l’écran.

Formidable source de jouvence et d’énergie, ce spectacle à la scénographie incandescente et prodigue est une réelle réussite tendant sans cesse à mettre debout les spectateurs, au sens propre comme au figuré.

photos © Theothea.com

RESISTE - **** Theothea.com - de France Gall & Michel Berger - mise en scène Ladislas Chollat - avec LÉA DELEAU, VICTOR LE DOUAREC, ÉLODIE MARTELET, GWENDAL MARIMOUTOU, CORENTINE COLLIER, LAURENT HENNEQUIN, BENJAMIN AKL, JOCELYN LAURENT, LOUYA KOUNKOU... - Palais des Sports

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