« Une fleur de Tlemcen »

par CHALOT
samedi 21 février 2015

« Une fleur de Tlemcen »

Version 2014

Roman-récit

D’Hervé Racine

Editions Edilivre

Juin 2014

 

 Au-delà des préjugés

 

C’est l’histoire d’une rencontre entre deux personnes que tout séparait : l’origine sociale, la nationalité, la culture et même la religion…. Du moins du côté des parents.

Cyril vit en Sicile avec ses parents dans un milieu protégé, son père est policier et tout se passe bien jusqu’au jour où un attentat faillit coûter la vie à ce fonctionnaire qui s’en réchappe avec en « prime » : des séquelles physiques et l’impossibilité de travailler…..

C’est alors un déménagement en France, puis plusieurs et des petites ressources.

Cyril grandit et travaille tout en poursuivant ses études afin d’aider à faire bouillir la marmite, d’autant plus que la police italienne tarde à verser une pension au fonctionnaire, blessé en service.

L’auteur qui parle à la première personne nous fait découvrir, alternativement la vie de ce jeune homme et celle de Shahinez et ceci jusqu’à la rencontre et la naissance de l’amour entre ces deux personnes.

Le lecteur est invité à découvrir le mode de vie, les coutumes et les croyances d’une famille musulmane qui a réussi grâce à la force du poignet du père de famille à se faire une place en Algérie.

Tous ceux qui ont une image déformée de la pratique de l’islam seront étonnés : il s’agit là d’une famille tranquille, d’une pratique religieuse et d’un refus de l’intégrisme….

Rien n’est facile car si Cyril et Shahinez s’aiment, il faut qu’ils réussissent à lever les obstacles et notamment à abattre ce mur construit par les parents du jeune homme, chrétiens pratiquants et peu tolérants.

Le roman est « sympa », l’auteur y introduit une note très personnelle avec des références musicales et culturelles et réussit à accrocher des personnes comme moi-même, athée jusqu’au bout des doigts.

J’ai quand même eu du mal à comprendre cette prégnance du religieux et ce blocage qui peut empêcher des êtres qui s’aiment à vivre ensemble.

Comment des parents peuvent-ils s’opposer à un mariage en ce début du troisième millénaire alors que leurs enfants sont des majeurs consentants ?

Bon là, l’histoire se termine bien, ce n’était pas malheureusement toujours le cas dans la vie.

Jean-François Chalot


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