11-Septembre : Heather Thomas tombe pic !

par William Castel
mardi 5 août 2008

Je ne saurais dire pourquoi, mais hier soir j’ai eu une réminiscence. Celle de Colt Seavers. Le héros de la série L’Homme qui tombe à pic, interprété par Lee Majors. Le même qui jouait, quelques années plus tôt, L’Homme qui valait trois milliards. Je crois que j’ai beaucoup aimé cette série, comme quelques autres qui passaient à la télé dans les années 80.

Petit rappel du synopsis, pour ceux qui auraient oublié : Colt Seavers, un cascadeur d’Hollywood, joue le chasseur de primes lorsque le cinéma ne lui fournit pas suffisamment de travail. Son amie, Terri, lui demande sans cesse de retrouver des personnes libérées sous caution et en fuite et de les ramener pour qu’elles soient jugées. Son cousin Howard et la belle Jody, aussi cascadeurs tous les deux, l’aident à retrouver les fugitifs. Colt Seavers peut également compter sur son étonnant pick-up GMC.



Je fais alors quelques recherches sur Lee Majors, je me demande même s’il est encore vivant. Oui, il l’est, ouf. Je tombe sur une photo récente de lui. Il a pris un sacré coup de vieux, mais je suis bien content de le revoir.

Et puis, de fil en aiguille, je pense à ses acolytes de la série, et en particulier (je me demande bien pourquoi...), à la jolie blonde, Jody, aux shorts ultra courts et sexy... C’était un peu la mode dans les séries américaines : souvenons-nous, à peu près à la même époque, de la belle Daisy dans Shériff fais-moi peur...


Mais revenons à Jody. Heather Thomas dans la vraie vie. Je me demande donc ce qu’elle devient aujourd’hui. A quoi ressemble-t-elle ? Je vois qu’elle est toujours aussi charmante, même si la chirurgie esthétique a l’air d’être passée par là... Et puis je tombe sur l’une de ses dernières interviews, datant de juillet 2008, dans Retroality.TV. Et là, je me rends compte que l’ancienne starlette en maillot de bain parle de sujets fort sérieux, fort graves, et ne mâche pas ses mots.

Elle évoque notamment les attentats du 11-Septembre. Et commence par dire qu’elle ne croit pas qu’un avion ait frappé le Pentagone : "There was no fuselage at the Pentagone. There was none that could check out. They said it vaporized, and yet they produced bodies saying that they didn’t vaporize. You can vaporize a two-ton engine ? I don’t think so. [....] You can see the pictures of the Pentagone (destruction). It’s a solid hole. No plane does damage like that. It was a bomb.”

Puis, elle enchaîne sur les Tours Jumelles, suggérant leur démolition contrôlée : "And a lot of people say they closed the Twin Towers for weekends on end (directly before 9/11) and wouldn’t let the security people in there (because they were setting it up for demolition)". Elle semble faire ici référence aux témoignages de Ben Fountain et Scott Forbes. Fountain affirme que des évacuations, nombreuses et inhabituelles, ont eu lieu dans les semaines précédant les attentats. Quant à Forbes, il décrit une longue coupure de courant dans l’une des tours le week-end précédant immédiatement le 11-Septembre, et l’intrusion inexpliquée d’hommes en combinaison équipés de câbles.

Heather Thomas conclut sa réflexion sur le 11-Septembre en disant que celui-ci a été organisé (par son gouvernement) dans le but de s’emparer du pétrole. Mais selon elle, au fond, rien de neuf sous le soleil ; les motifs de la première guerre du Golfe étaient déjà faux : "It was even admitted that (the motivation for the Gulf War in) Kuwait was… a total lie that got us to establish our army base in Saudi Arabia…. It’s all about the oil companies."

Elle déplore encore que l’administration Bush ne se résume qu’à une bande de lobbyistes, qui ne peuvent pas se comporter de manière honnête.



Dans la suite de l’interview, on apprend que Heather Thomas n’est pas qu’une actrice ; elle est bel et bien aussi une militante politique, qui supporte avec ferveur Barack Obama, sans être pour autant convaincue qu’il changera réellement les choses. Elle appelle les Américains à ouvrir les yeux, à faire preuve d’esprit critique : "They need to question the news. They need to question authority."

On notera encore cette analyse de la situation vis-à-vis de Ben Laden : "They know where Osama bin Laden is. He’s in Pakistan. The Pakistani government knows where he is ; we know where he is. The Pakistani government says he can exist as long as he doesn’t cause trouble. Come on. He’s an agent for us." Un agent américain ?

En tout cas, l’analyse de l’actrice arrive au moment où Le Monde nous informe du changement d’attitude des Américains à l’égard des services secrets du Pakistan (ISI), soupçonnés de jouer double jeu et de soutenir les terroristes islamistes (notamment d’Al-Qaïda) en Inde et en Afghanistan. Un changement d’attitude qui pourrait déboucher sur une intervention militaire américaine dans les régions pakistanaises frontalières de l’Afghanistan.

Etrange cheminement qui m’a conduit de L’Homme qui tombe à pic aux zones tribales du Pakistan... Comme quoi, tous les chemins mènent à Oussama...

Plus sérieusement, Heather Thomas rejoint la liste des contestataires de la version officielle du 11-Septembre : 130 vétérans militaires, du renseignement et de divers gouvernements ; 510 ingénieurs et architectes ; 120 pilotes et professionnels de l’aviation ; 260 professeurs d’université ; 210 survivants ou membres des familles meurtries du 11-Septembre ; 150 artistes et professionnels des médias.

Heather Thomas sur les traces de sa collègue française Marion Cotillard ? Courageuse, cette dernière a récemment réaffirmé, dans le numéro d’été de Psychologies Magazines, sa position sceptique pourtant si décriée au lendemain de sa victoire aux Oscars (Marianne2 s’acharnait encore sur elle le 7 juillet dernier...). L’adage "sois belle et tais-toi" ne colle définitivement pas à ces deux-là !

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