Les religions, parole d’Úvangile ?

par olivier cabanel
mardi 3 juin 2014

De la Bible au Coran, en passant par les tablettes d’argile sumériennes, l’historien appliqué qui voudrait prouver la véracité et l’origine des textes anciens sur lesquels se sont forgées tant de religions mortifères, devrait éprouver quelques difficultés.

L’expression « parole d’évangile  » signifie « quelque chose de sûr et indiscutable »…pourtant, si on se donne la peine de fouiller un peu dans les textes fondateurs des croyances religieuses, on s’aperçoit assez vite que rien n’est sur, et encore moins indiscutable. lien

Si l’on prend la Bible, l’un des livres les plus vendus dans le monde, quelle crédibilité peut-on lui donner puisqu’il a été conçu autour de la fin du 7ème siècle avant notre ère, alors qu’il relate les débuts de l’humanité ?

L’archéologie prouve par exemple que la fameuse migration historique des tribus conduite par Abraham s’est passée à des dates contradictoires : soit entre la moitié et la fin du 3ème millénaire, soit entre le début et la moitié du 2ème millénaire.

Si l’on en croit les archéologues Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman, auteurs du livre « la bible dévoilée » (éditeur Bayard-2002) de nombreux épisodes de la bible, soit ne correspondent à aucune donnée archéologique ou historique, soit n’ont tout bonnement pas eu lieu.

Ce qui est certain, c’est que l’ancien testament prend un sérieux coup de vieux. lien

Si l’on prend par exemple l’épisode de l’exode, les auteurs affirment qu’aucune trace scientifique ne peut attester la présence d’israélites en Egypte : «  pas une seule inscription monumentales sur les murs des temples, pas une seule inscription funéraire, pas un seul papyrus. L’absence d’Israël est totale, que ce soit comme ennemi potentiel de l’Egypte, comme ami, ou comme peuple asservi  ».

Comme l’affirment les auteurs, il est inimaginable qu’une foule d’esclaves hébreux ait pu fuir vers le désert et la mer rouge sans rencontrer à un seul moment les troupes égyptiennes et sans qu’il en reste une trace dans les archives étatiques égyptiennes.

Si le peuple hébreu a bien été mentionné par les égyptiens, c’est seulement sur une stèle commémorant à la fin du 13ème siècle avant JC, la victoire en Canaan des troupes du pharaon Merneptah sur le peuple d’Israël.

Pareil pour le fameux temple de Salomon : les fouilles menées dans la région de Jérusalem n’ont jamais permis d’identifier le moindre vestige, la moindre trace de l’existence ni du palais, ni du temple.

Il y a bien eu un exode, mais il serait du fait d’abord des troupes du pharaon Neko II qui, en 609 avant JC tuèrent le roi Josias, puis des babyloniens de Nabuchodonosor, qui après avoir incendié Jérusalem, organisèrent la déportation d’une partie des israélites, l’élite de ceux-ci, direction Babylone, pour un temps relativement court, puisque les armées Perses de Cyrus détruisirent l’empire babylonien en 534.

Allons faire un tour dans le nouveau testament, lequel raconte, sous des témoignages différents, et parfois contradictoires, la vie de Jésus.

Récemment un manuscrit copte authentifié révélait qu’il aurait été marié. photo

En effet, on peut y lire sur un fragment de papyrus : «  ma femme (…) ma mère m’a donné la vie (…) Marie est digne d’elle », ce qui semble ne laisser aucun doute. lien

Les contradicteurs font savoir que ce texte, pour authentique qu’il soit, émanerait de thèses gnostiques, à l’origine de plusieurs évangiles que l’église d’alors avait refusées.

En tout cas, si ‘on veut bien en croire le « Da Vinci Code  », son épouse était Marie-Madeleine, et ils auraient eu des enfants….et ajoutons pour la bonne bouche que sa mère, Marie a eu d’autres enfants après lui. film

Rennes le Château serait au centre du mystère.

C’est d’ailleurs écrit en toutes lettres dans la bible : « Jésus avait quatre frères » (Matthieu 13 :55), et ceux qui affirment qu’il faut prendre le terme frère dans son sens religieux auront quelques peines à expliquer cette autre phrase de la bible : « ses frères vont à la fête tandis que Jésus reste derrière ». (Jean 7 :1-10) lien

Il est certain que les preuves apportées par tous ces auteurs, chercheurs ou scientifiques, mettant en évidence les oublis, les contradictions relevées dans la bible vont faire pleurer dans les chaumières, surtout chrétiennes. lien

Mais penchons-nous maintenant du coté du Coran.

Commençons par évoquer les différentes traductions qui donnent des sens parfois assez différents au texte du Coran.

Un expert en la matière s’est attaché à décrypter la sourate 111 comparant les différentes versions, allant de celle de Kasimirski, à celle d’Ahmed Derrous, en passant par celle d’André du RyerSavary, Mohammed Hamidullah, André Chouraqui, Franck Lozach, l’université d’Al Ashar, mettant en évidence les différences entre les traductions. lien

Mais il y a mieux : dès 1874, Adolph von Harnack, apporta dans sa thèse de licence, le fait que le mahométisme n’était qu’une lointaine dérivation de la religion judéo-chrétienne, et non pas une religion à part entière.

Au milieu du siècle dernier, Hanna Zacharias, fondateur des archives doctrinales et littéraires du moyen-âge, est convaincu que Mohamed ne peut être l’auteur du Coran, et qu’il faudrait l’attribuer à un moine judéo-chrétien appartenant à une communauté ébionite.

25% des sourates du Coran seraient des recopiages littéraux de l’évangile de l’enfance, du protévangile de Jacques le mineur, de l’évangile du pseudo Matthieu, de l’évangile de Thomas, et de l’apocryphe du livre des Jubilés.

Il faut savoir que les ébionites ne croyaient pas en la divinité de Jésus, le considérant seulement comme prophète et messie.

Comment expliquer que le Coran fasse du Christ un neveu de Moïse, alors que 15 siècles les séparaient ?

Depuis 1950, le père Bertuel a approfondi les travaux de Sakarias et des travaux récents permettent d’y voir encore plus clair.

Un rabbin ébionite, chassé d’Edesse après la conquête de la ville par Héraclius en 628, se rendit à Médine, chez les enfants d’Ismaël

Dans une chronique arménienne datant de 660, premier document historique relatant l’existence de Mohamed, il est dit que « en ces temps là, un ismaélite nommé Mahmet, un négociant, se présenta à eux comme un prédicateur et leur enseigna, sous la volonté de Dieu, le chemin de la vérité, le dieu d’Abraham, car il était très bien informé et à l’aise avec l’histoire de Moise ».

Or Mahmet, qui ne sait ni lire ni écrire, ce qu’admettent les islamistes, aurait reçu ce rabbin ébionite, lequel lui fera répéter mot à mot la prédication, ce qui lui permettra de transmettre l’enseignement du maitre juif.

Etudions la personnalité de Mohamed : comme l’écrit Bertuel : il y a une confusion avec le participe passé MHMD signifiant le bien aimé (sous entendu le bien aimé de Dieu) et le nom de Mohamed, et s’il est vrai que l’on trouve dans le Coran le nom de Ahmad, il ne s’agit pas de Mohamed mais de la traduction du mot « précieux », or le précieux n’est autre que Moïse

En réalité donc, le Coran ne contient aucune trace du nom du prophète Mahmet. lien

Quand l’on songe que ces deux religions, les chrétiens et les musulmans, à l’évidence frères, sont pourtant à l’origine de multiples guerres au cours des siècles, conflits qui se perpétuent de nos jours, il y a de quoi s’interroger sur les raisons de telles haines…

On pourrait aller encore un peu plus loin en s’intéressant au mythe d’Enki et Ninmah qui évoque l’origine de l’humanité, gravé dans des tablettes d’argile et qui soulève beaucoup de questions à l’église catholique, et pas seulement.

Ce n’est qu’à la fin du 19ème siècle que nous avons commencé à avoir des informations sur la civilisation Sumérienne, lors des premières traductions des tablettes cunéiformes découvertes en Irak. lien

Pour beaucoup de sumérologues, de nombreux chapitres de la bible se retrouvent inscrits sur les tablettes Sumériennes, d’autant que, comme on l’a vu précédemment, à partir de 597 avant notre ère, et pendant 60 ans, les juifs avaient été déportés à Babylone, en Mésopotamie.

Certains, trouvant la vie plus agréable dans ce pays, y seraient restés, ce qui explique qu’une partie des racines culturelles des hébreux viennent de Sumer.

D’ailleurs, chacun sait qu’Abraham est né à Ur, en Mésopotamie

Alors ou est la vérité historique ? Quid de la Bible… du Coran

Zacharie Sitchin l’un des rares spécialistes capable de déchiffrer l’écriture des anciens sumériens, est allé beaucoup plus loin.

Il évoque les Annunakis, des extra terrestres dont la planète d’origine serait Nibiru, et qui venus sur notre planète, il y a 450 000 ans, auraient fabriqués 150 000 ans après, les « hommes domestiques » que nous sommes, par des manipulations génétiques, en travaillant sur des hominidés sélectionnés.

C’est William Bramley qui, dans son ouvrage sur les Sumériens, évoquant la création de l’Homo, attribuée à Enky (ou encore NDA), remarque que la traduction d’Enky est « prince de la terre »(ou des terres), et que les trois lettres NDA inversées deviennent ADN. lien

On peut s’en étonner, et pourtant même la bible parle des E.Tlien et vidéo

Comme dit mon vieil ami africain : « celui qui a été mordu par un serpent a peur d’une chenille »

L’image illustrant l’article vient de : « postedeveille.ca »

Merci aux internautes de leur aide précieuse

Olivier Cabanel

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