Poissons-chats

par JoŽlP
samedi 26 juillet 2008

Floride, Etats-Unis – Suite à de violents orages, un banc d’une trentaine de poissons chats a été aperçu traversant une rue. Sortis des égouts, les animaux se sont déplacés à l’air libre grâce à leurs nageoires pectorales.

Cette surprenante nouvelle m’a amené à faire un peu de recherche sur le poisson-chat. Veuillez trouver ci-joint mes notes. Si vous rejetez l’article, ne me dites pas qu’il n’est pas assez documenté comme celui sur le nez de l’empereur de Chine pour lequel j’avais procédé à de très longues recherches. Dites-moi seulement que l’été est trop chaud pour sortir de la piscine, je m’en contenterai.

Même si le poisson chat existe depuis la plus haute antiquité, il ne serait arrivé en France, puis en Europe, qu’à la fin du XIXième siècle en venant des Etats-Unis. Il a emprunté en douce les égouts du musée d’histoire naturelle pour conquérir la Seine puis toute l’Europe pendant le XXième siècle. On voit par là que le poisson-chat est bien plus malin que ne l’était Napoléon ou Hitler.

Le poisson chat qui pèse 200 grammes en moyenne ne doit pas être confondu avec le silure, un poisson authentiquement européen lui, originaire du Danube, qui peut dépasser les 100 kilos ni avec le namazu, un poisson japonais immense et très remuant. En cas de confusion, il est conseillé aux pêcheurs de changer de lunettes.

Depuis longtemps, les naturalistes s’interrogent : Notre chat domestique descend-il du poisson chat à l’exemple de l’homme qui, on le sait depuis peu, descend du requin-marteau via le gorille des forêts ? Parmi les ressemblances frappantes, ils ont noté les moustaches, la douceur du regard, une certaine voracité, l’absence d’écailles et cette fameuse capacité à traverser la route avec nonchalance.

Il paraîtrait même, selon les scientifiques de la Florida Fish and Wildlife Conservation Commission, que si on domestiquait le poisson-chat, celui-ci serait capable de dormir sur un canapé à condition de lui ajouter une petite douche à pommeau, il pourrait aussi retrouver son maître qui l’aurait lâchement abandonné dans une rivière avant de partir en vacances, mais uniquement si l’été est pluvieux. On voit par là qu’après le bernard-kouchner, le pangasius, le saumon atlantique, le champignon de Paris et le pleurote du panicaut, la domestication des espèces n’a pas dit son dernier mot.

illustrations :

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http://jymegt.oldiblog.com/sites/images/articles/978/article_978723.jpg

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