Rouler malin

par olivier cabanel
mardi 24 février 2009

L’or noir finira inévitablement par manquer, et des gisements toujours plus profonds ne feront qu’augmenter son prix.

Cette crise pousse les inventeurs, les ingénieux, les chercheurs à trouver d’autres solutions..

Pour avoir la preuve qu’il faille aujourd’hui faire une croix sur le pétrole, il est nécessaire de voir ce magnifique documentaire.

Alors, les chercheurs, les inventeurs, les ingénieux ont trouvé des solutions.

Un exemple parmi d’autres : ils récupèrent l’huile de friture, et, à condition d’avoir une voiture moteur diesel, s’en servent après filtration comme carburant.
Puisque le diesel et l’huile de friture peuvent aisément être mélangés sans dommage pour le moteur, pourquoi s’en priver ?

Un autre « ingénieux » s’appele Max Schneider : il invente un nouveau concept, la voiture électro solaire.
Une petite voiture, genre « smart », roule à l’énergie solaire, et elle est vendue avec sa centrale solaire.
Une batterie de remplacement est en charge, prête à la maison à remplacer l’autre batterie.
Cette idée est dans le carton de plusieurs municipalités, qui imaginent une « voilib », qui comme les « vélib » sera à disposition de tout un chacun en ne polluant plus le centre des villes.
En Californie, le programme est déjà lancé, grâce à la clairvoyance du nouveau président, et il est prévu la mise en place de 100 000/200 000 stations de voitures à louer.

Il y a d’autres pistes.

Inspiré du brevet Pantone et réalisé par Antoine Gillier, un système consiste à intégrer un flux de vapeur d’eau ajouté à l’air, et mélangé au gasoil, ce qui permet une sérieuse économie de carburant.
Seul inconvénient, Il faut être un peu bricoleur, et faire la transformation soi-même.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Moteur_Pantone

Avant lui Stanley Meyer semble bien avoir payé de sa vie la découverte d’un moteur à eau (voir mon article : « mais qui a empoisonné stan Meyer »).
Un groupe suisse travaille sur ce concept, et les japonais affirment commercialiser bientôt une voiture avec un moteur à eau, tout comme Boieng qui a fait voler dans le ciel espagnol un avion avec un moteur à eau.

Au Luxembourg, le méthane des déchets ménagers fait le plein des réservoirs des véhicules urbains, suivant l’exemple de Bochum, en Allemagne ou les 45 camions ramassant les ordures avancent grâce au méthane qu’elles ont produit.

La ville de Lille vient d’emboîter le pas, et annonce 100 bus scolaires, lesquels vont tourner au méthane, issu de la fermentation.

Ils emboîtent sans le savoir les pas d’un homme qui a donné son nom à deux universités, Jean Pain, lequel, dans les années 60, broyait des broussailles, mettait un « serpentin » à l’intérieur pour en récupérer la chaleur dégagée, puis récoltait le méthane produit avec lequel il remplissait le réservoir de sa 2 cv.

Au passage, un inventeur toulonnais, Guy Nègre, a mis au point un moteur à air comprimé, et son invention se développe au Brésil, mais pas en France.
http://ecologie.caradisiac.com/Tata-Motors-et-Guy-Negre-moteur-a-air-comprime-pour-faire-respirer-l-ecologie-823

Par contre il faut vite oublier les agro carburants, appelés à tort « bio-carburants », puisqu’ils réduisent à la famine les populations d’Amérique du Sud, obligées de se serrer la ceinture suite à la montée des prix des denrées agricoles.

Mais le meilleur reste à venir :

Un homme d’affaire norvégien, Lauri Venoy, a trouvé une solution inédite et originale.
L’obésité ayant de beaux jours devant elle, les candidats à la lupo-succion se précipitent au portillon des hopitaux.
Il a obtenu de récupérer d’un hôpital de Miami, la graisse humaine issue des ces opérations, soit 644 000 litres de graisse humaine par an, et envisage d’en faire un carburant.
Ce qui pourrait ressembler à une boutade n’en est pas une : pour ce seul hôpital, cela représente 560 000 litres de carburants, un plein pour 10 000 voitures.
L’obésité aux USA concerne des millions de personnes, et la France suit de près.
Autant de sources d’approvisionnement.

Seul problème qui demeure, l’administration veille, car pour l’instant ces graisses humaines partent à l’incinération, et puis, lorsque l’on songe que l’usager paye pour son carburant 80% de taxe, il ne s’agit pas de laisser partir cette manne.

Mais comme disait un vieil ami africain :
« l’homme qui a la diarrhée n’a pas peur de l’obscurité »

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