Dans la tÍte de Nicolas Sarkozy

par Jules Elysard
vendredi 22 février 2013

Alors que les Amis de Nicolas Sarkozy se sont réunis. Que Jean Pierre Raffarin a émis quelques critiques sur le grand homme. Qu’Alain Juppé s’est prononcé sur l’éventualité de son retour…

Quelles sont les pensées qui agitent le souverain déchu ?

C’est moi que les Français veulent, c’est sûr. Ils ne veulent plus de ce François qui les a déjà déçus, c’est sûr.

Il va s’enfoncer au Mali. Pas comme moi en Libye, les Français s’en sont aperçus.

J'ai changé parce que le pouvoir m'a changé. Les Français s’en sont aussi aperçus. C’est pour cela qu’ils me réclament. Je le sens. Mes amis aussi le sentent. Mais il ne faut pas se précipiter. Quatre ans.

On ne peut pas partager la souffrance de celui qui connaît un échec professionnel ou une déchirure personnelle si on n’a pas souffert soi-même. J’ai connu l'échec, et j'ai dû le surmonter. Je l’ai surmonté. J’ai analysé mon échec. Et je suis prêt à revenir au combat. Comme Rocky. Comme Rambo. Je ne renonce jamais.

On ne peut pas tendre la main à celui qui a perdu tout espoir si l’on n’a jamais douté. Il m'est arrivé de douter. N'est pas courageux celui qui n'a jamais eu peur. Car le courage c'est de surmonter sa peur.

Cette part d’humanité, je l’ai enfouie en moi parce que j’ai longtemps pensé que pour être fort il ne fallait pas montrer ses faiblesses. Aujourd’hui j’ai compris que ce sont les faiblesses, les peines, les échecs qui rendent plus fort. Qu’ils sont les compagnons de celui qui veut aller loin.

Mais je dois admettre que certains compagnons m’ont beaucoup déçu. Ce François Fuyons qui veut tourner la page du Sarkozysme ! Pour qui se prend-il ?. Ce Rafarien qui prétend me donner des leçons. Cette Valérie Traitresse qui, pour ne répondre que j’appartiens au passé, répond aujourd’hui sur France Inter, que j’appartiens à l’histoire. Et même ce Juppé qui m’a toujours détesté et parle de mon retour juste pour le compromettre.

Ils n’ont même pas la reconnaissance du ventre. C’est moi qui les ai faits.

Heureusement, il me reste des fidèles : Brice, Christian, Nora, Xavier, Christine, Pierre, Claude, Maurice… Nadine qui ne m’a jamais fait défaut. Et tous les militants… de la Droite Forte et de la Droite Populaire…

Je verrai si je pardonne à Rachita et à Ramage… Celle-là a cru bon de me lâcher un temps pour le pauvre Borloo qui n’a jamais su prendre une décision tout seul. Il était le soutien de Bayrou en 2002 et s’apprêtait à faire voter Jospin au second tour. Puis le père Chirac l’a ramassé… Et je l’ai récupéré pour tenir le centre…

Mais je ne sais pas si j’ai envie de revenir. Je peux me faire des couilles en or avec mes conférences. Je ne m’interdis rien.

Ce Hollande, il l’a voulu faire de l’humour en disant que la France n’avait pas de candidat pour le Saint-Siège. Qu’est-ce qu’il en sait, le con ? Je pourrais, si je voulais. Mais il faudrait me séparer de Carla.

 

 


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