Et si nous comparions nos responsables politiques des champignons

par gruni
mercredi 12 octobre 2011

Cet article sauvera peut-être des vies, car en créant un lien inédit entre certains responsables politiques et les principaux champignons toxiques ou comestibles il donnera aux cueilleurs électeurs une méthode originale, infaillible, et exclusive, même si elle n'est pas encore reconnue par l'Académies des Sciences, pour ne plus se tromper lors de la cueillette et ainsi de pouvoir déguster en toute sérénité le fruit de leur récolte.
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La vie d'un mycophage serait tellement plus simple si tous les carpophores étaient comestibles. Tout comme serait facile le choix des électeurs si tous les candidats étaient fiables. Malheureusement il existe dans nos forêts et nos prairies de bons et de mauvais sujets. Parmi nos politiciens aussi vous trouverez des exemplaires véreux et inconsommables, et même en cherchant bien des toxiques. Si nous devions établir un parallèle entre le genre politicus et le végétal, nous pourrions constater que ces derniers ont des caractéristiques immuables, tout comme nos décideurs d'ailleurs qui excellent tous dans la démagogie, le mensonge et la langue de bois, à ne pas confondre avec la "langue de boeuf" (Fistulina hepatica) qui est un champignon parfaitement comestible.

Maintenant dans l'étude politico-mycologique pas forcément impartiale qui va suivre, il n'est pas inutile de signaler que l'attribution d'un champignon à un responsable politique ne tient pas compte de la toxicité ou de la comestibilité. Car évidemment si vous êtes de gauche vous aurez tendance à penser que tous les représentants de la droite sont vénéneux et vice-versa. Aussi la détermination se fera uniquement sur des critères subjectifs, une impression une intuition ou un sentiment.

Honneur aux dames, la première sélectionnée pour figurer dans ce guide qui sera sans doute un ouvrage de référence, est Ségolène Royal.

Lors du deuxième débat des primaires Mme Royal portait une veste rouge, d'où l'idée de l'associer avec l'amanite tue-mouche (Amanita muscaria) qui est probablement l'un des plus beaux champignons de la forêt. Toutefois cette espèce a la particularité d'être hallucinogène, elle était employée autrefois par les sorciers pour entrer en transe. Aussi est-il préférable pour ne pas donner des idées à Frédéric Lefèbvre, de la comparer plutôt à la Russule jolie (Russula lepida).

Tenez justement à propos de Frédéric Lefèbvre, ce n'était pas facile de trouver chez lui une ressemblance avec un champignon tellement ce personnage excentrique est inimitable. Finalement le "bonnet de lutin" (Psilocybe semilanceata) un toxique hallucinogène qui possède un stipe (pied) tortueux semble être le choix le plus judicieux. A noter qu'il est interdit de cueillir et de transporter ce champignon qui est inscrit sur la liste des stupéfiants.

Un autre personnage politique particulièrement intéressant mérite de figurer dans cet album, il s'agit de Claude Guéant.

Pour lui le doute n'est pas permis, s'il était un champignon il serait l'Entolome livide, surnommé le perfide en raison de la fréquente confusion avec le Clitocybe nébuleux. Certes le ministre ne sent pas la farine fraîche mais son apparition sur l'écran de télévision provoque chez certains citoyens une gastro-entérite sévère.

Ensuite et en vrac, pourquoi ne pas attribuer le fameux Cèpe de Bordeaux (Boletus eludis) avec de la mousse sous le chapeau, au ministre Alain Jupé qui lui n'a pas de tubes mais de la bouteille. La trompette des morts (Craterellus cornucopioides) va comme un gant au ténébreux François Fillon qui donne toujours la sensation avec sa tête d'enterrement qu'il va annoncer une mauvaise nouvelle. Le rosé des prés (Agaricus campestris) correspondrait bien à François Hollande par sa rondeur et ses lamelles roses. Martine Aubry serait sans doute un pied de mouton (Hydnum repandum) pour son côté charnu et cassant. L'Amanite Panthère ne peut-être comparée qu'à Nadine Morano qui tel un fauve sort ses griffes chaque fois que son Président est attaqué. Tout comme Brice Hortefeux qui avec son air de fausse Girole (Hygrophoropsis aurantiaca)serait plutôt un Cortinaire à couleur de rocou. Enfin la fameuse Chanterelle ( Cantharellus cibarius) qui est une espèce très recherchée et particulièrement appétissante ne sera attribuée à aucune personnalité politique, car personne ne possède ses qualités de simplicité, de goût, et sa douce blondeur.

Reste maintenant le choix le plus difficile puisqu'il consiste à choisir quel champignon pourrait convenir à notre Président de la République. Certes l'Amanite des Césars était le champignon des rois mais malgré les apparences la France est encore une démocratie. Bien sûr la tentation est forte de comparer le chef de l'Etat à l'Amanite Phalloïde, car c'est bien lui le poison mortel de la retraite à 60 ans. Mais pas d'antisarkozisme primaire ici. Comme Nicolas Sarkozy est un personnage d'une psychologie complexe, il était logique de lui octroyer un champignon particulier, puisque en forme de cervelle. Il s'agit de la Gyromitre comestible (Gyromitra esculenta), quant aux raisons qui ont dicté ce choix, les mycologues qui s'intéressent aussi à la politique comprendront !

 


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