Dur dur d’Ítre un (vrai) supporter de football

par Mohamad Ezzedine
mercredi 11 décembre 2013

Insultes à caractères raciales, déchainement de violence, incapacité des stadiers et des forces de l'ordre à contrôler les fauteurs de troubles, cherté des abonnements. Il est aujourd'hui bien difficile d'être un vrai supporter. Stade de football ou quand la loi de la jungle l'emporte.

Il y'a quelque jours en surfant sur le net, je tombe bien par hasard sur un article consacré aux plus grandes catastrophes survenues pendant un match de football (http://uneautrehistoiredufoot.blogs.lequipe.fr/2012/02/02/les-tragedies-des-stades/). Le contenu de l'article tiré du blog “UNE AUTRE HISTOIRE DU FOOT” est tout simplement édifiant, terrible

 

Le journaliste du quotidien 100% foot “L'ÉQUIPE”, Didier Braun, y déroule une liste, non exhaustive, de près de 30 tragédies ayant causé la mort de centaines de supporters à travers le monde depuis un siècle.

Pour celui-ci les causes de ces drames sont « la vétusté des stades, un nombre de spectateurs supérieur à la capacité du stade, une carence dans l'organisation, des mouvements de foules consécutifs à des affrontements entre supporters ou avec les forces de l'ordre ».                 

Malaise dans les gradins

Parmi ces tragédies, trois attirent particulièrement l'attention : le 20 octobre 1982, 340 personnes meurent au stade Loujniki, a Moscou, en ex-URSS, lors de la demi-finale de Coupe de l'UEFA entre le Spartak Moscou et Haarlem (P.Bas), à la suite de mouvements de foule. Sept ans plus tard, le 15 avril 1989, à Sheffield, en Angleterre, 95 individus périssent, à cause d'une bousculade à l'entrée du stade, avant la demi-finale de Cup entre Liverpool et Nottingham Forest. Enfin, le 1er février 2012, des affrontements entre les supporters d'Al-Masry et d'Al-Ahly, en Egypte, font 74 morts et plusieurs centaines de blessés.

Ces événements démontrent que la bêtise humaine n'a ni frontières, ni âges.

De nature curieuse, j'ai effectué des recherches plus poussées sur Google afin de savoir si des événements de ce genre ont eu lieu, ou se produisent, même rarement, dans les autres disciplines sportives. Le constat parle de lui-même : Basket-ball, handball, volley-ball, hockey sur glace, football américain, etc, aucune discipline n'est touchée par le « hooliganisme », aussi bien en France que dans les quatre coins du monde. C'est simple, aucun de ces sports n'a jamais défrayé la chronique... au contraire du ballon rond.

Quant au rugby, la seule et unique fois où il fît la Une de la presse pour des raisons extra-sportives remonte au 18 mai 1924, lorsqu'au cours de la finale des Jeux olympiques de Paris, opposant la France aux Etats-Unis, le terrain est envahit par le public français en colère après la défaite 17 à 3.

 Seul donc le football semble être abonné au « hooliganisme » et aux catastrophes.

Spectacle gâché

Ces constats déboussolant, me laissent perplexe, avec des questions plein la tête, sans forcément pouvoir y répondre. Ainsi, pourquoi le monde du ballon rond est-il si violent ? Les passions qu'il déchaine et les enjeux derrière chaque match, favorisent-ils des poussées de fièvre chez un grand nombre de supporters ?

Sans tomber dans une quelconque analyse politique ou sociologique du « hooliganisme » - ce qui n'est d'ailleurs pas l'objectif de ce présent article - il n'en demeure pas moins que saison après saison, les stades stades de football français, européens ou sud-américains deviennent de plus en plus la chasse gardée des « Ultras » très violent.

L'ambiance dans les gradins d'une enceinte de foot n'est assurément pas la même que dans les travées d'un stade de rugby, dans une salle de basket ou de handball. Et pour cause ! Outre les noms d'oiseaux qui fusent ça et là entre les supporters d'une même équipe, mais également à l'encontre de l'équipe et des joueurs adverses, les bousculades incessantes et les fumigènes étouffants, la convivialité et l'ambiance bon-enfant ont totalement disparus des stades de football.

Preuve en est la célébration au Trocadéro du titre de champion de France 2012/2013 du Paris Saint-Germain, le 13 mai 2013, qui a tourné court, lorsque des supporters du PSG ont profité de l'occasion pour affronter les forces de l'ordre à coups de jets de pierres et de cocktails Molotov. 

Certes, les vrais passionnés, les vrais fans demeurent majoritaires dans les tribunes des stades de foot, néanmoins il suffit d'une petite poignée pour ternir l'image d'un club, d'une ville et d'une discipline !

Le football est une fête, et c'est ainsi qu'il doit le rester.

 


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