Essence : comment passer de 2 € le litre 1,60 €

par Philippe POINSOT
jeudi 5 octobre 2023

A cause d'un taux de change euro / dollar en défaveur de l'euro, le prix du baril est très élevé pour les consommateurs européens. Ceci combiné à une politique de diminution de la production de pétrole par l'OPEP, ce qui ravit entre autres Russie, Arabie Saoudite, fait que la facture énergétique des pays consommateurs et donc de leur population devient insupportable. Au point que le gouvernement Borne en venait à demander à la grande distribution de vendre à pertes, avant d'obtenir à prix coûtant jusqu'à la fin de l'année.
Et pourtant, une solution simple permettrait de répondre à cette question : comment maintenir la croissance et le pouvoir d'achat, ou comment ne plus choisir entre fin du mois et fin du monde.

Face à l'urgence climatique et à la perspective d'une vie chère sur plusieurs années, la politique de long terme dite de la transition écologique et énergétique ne peut satisfaire quiconque. Les étés deviennent brûlants, même en France, et nous regardons ailleurs, préférant faire investir le particulier dans la rénovation énergétique ou l'achat d'un véhicule propre mais hors de prix, même subventionné. A-t-on encore le luxe d'attendre une génération pour voir les effets bénéfiques de ces mesures ?

Voilà 1 an qu'a été publiée, dans le courrier des lecteurs de Ouest France (29/09/2022 : économisons l'énergie dans la durée), ma proposition de la semaine de 4 jours avec 34 h / semaine (4 x 8 h 30 min), payées 35, jour de repos privilégié le mercredi. Je la présentais pour des raisons écologiques et de coûts (transport et chauffage des bureaux et établissements scolaires). En matière de santé, la pollution aérienne (émission de particules fines) tue des milliers de Français chaque année, des morts évitables, plus de 10 fois plus que les accidents de la route. Une grande cause nationale, enfin je crois ?



Les coûts de transports quotidiens (trajet domicile-travail) seraient réduits de 20 % (4 jours au lieu de 5), ce qui tend d'une certaine façon à réduire le prix de l'essence d'autant : de 2 € / l, on passe à 1 € 60 / l. CQFD. On peut croire que cette mesure, à tester déjà en heure d'été où les journées sont plus longues et décalées vers l'après-midi, ne verra pas le jour de sitôt car au niveau des finances de l'Etat, il y aurait une grande perte de recettes (taxes sur l'essence). Et pourtant l'Etat (comme l'UE) incite fortement les particuliers à rouler plus propre (hybride et électrique), alors que les taxes sur l'électricité sont loin d'être aussi abondantes ou "rentables".

Puisqu'il y a vraiment urgence climatique (et sanitaire), à en croire les objectifs toujours plus élevés qu'ils en deviennent surréalistes en matière de réduction d'émission de gaz à effet de serre, qui osera reprendre ma mesure ? Plus de palabres, ni de rapports du GIEC ou de l'OMS snobés, mais des actes. Question de vie ou de mort.

Citoyennement vôtre
Philippe POINSOT, de Dijon

auteur des essais "le Plan C ou A la recherche des équilibres perdus" (Mon Petit Editeur) et de "L'âge de la contre-raison ou Vers la victoire finale de l'obscurantisme ?" (éditions Maïa), prochainement édité


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