Cette nouvelle découverte conforte effectivement un modèle d’une ontogénèse dans laquelle le rôle des gènes est beaucoup moins déterministe, beaucoup plus probabiliste.
Il va dans le sens d’une épigénèse probabiliste et d’une canalisation expérientielle, et donc conforte l’idée que les processus ontogénétiques sont animés par des facteurs bidirectionnels entre différents systèmes interreliés.
Conformément aux théories générales des systèmes dynamiques les variations à un niveau du système, ici le déplacement du transposon grâce à la transposase et qui permet à un ou plusieurs gènes de se fixer à différents endroits de l’ADN, peuvent avoir des incidences au niveau de systèmes supérieurs, jusqu’à l’organisme tout entier.
De même, les conditions même des interactions continues de l’individu dans son milieu (ou eco-système) peuvent avoir une incidence sur des systèmes situés à des niveaux inférieurs, ici les caractéristiques du milieu cellulaire dans lequel ces déplacements se produisent.
Cependant, n’y a pas un temps du développement, mais des temps, différents, des processus de mutation quasi instantanés, et d’autres s’incrivant dans une modification sur un très long terme.
De même certaines caractéristiques du milieu de vie de l’organisme peuvent avoir des incidences plus ou moins diluées dans le temps.
L’idée de co-évolution est celle de cette indissociabilité des influences entre les éléments constitutifs (ici les chromosomes, les transposons, la transposase, le milieu cellulaire, etc.) d’un système biologique, et les relations permanentes et continues de ce système avec les autres systèmes du vivant, partageant le même milieu et/ou dans lequel ce système est enniché.