Sans souhaiter qu’on continue à lui offrir des tribunes aussi conniventes, je préfère de loin la mémoire à l’oubli.
Pour qu’un système démocratique tienne la route, il y a une condition impérieuse : la vertu des « représentants » du peuple et que ceux-ci ne perdent pas de vue que cette qualité de mandataires sensés agir dans l’intérêt général implique des devoirs et une certaine dignité.
Leurs droits existent aussi, mais dans une moindre mesure qu’un citoyen moyen.
Je m’explique : dans un passé malheureusement révolu, quand un lièvre était débusqué, qu’un élu avait commis une indélicatesse, il démissionnait, faisant passer son parti et les idées qu’il défendait avant sa petite personne.
Ils le font rarement aujourd’hui ou se font prier avant de s’exécuter.
Par contre, on ne devrait pas exiger la même chose d’un citoyen lambda sauf exception, si sa faute a été commise aux dépens de son employeur, par exemple ; et pourtant, là, on le fait souvent.