@ Jean-Pierre Petit
« Le pilotage expérimental des tokamaks, entaché d’innombrables aléas, relève en fait de l’empirisme de plus complet. »
Qu’avez-vous donc contre l’empirisme ? Je vous rappelle que c’est ainsi que les lois du magnétisme, de la gravitation ont été établies : on découvre un phénomène, on recueille les données et on cherche un modèle théorique qui les valide toutes. L’empirisme, c’est la science.
Vos réserves viennent du fait que comme beaucoup de gens, vous prenez ITER pour ce qu’il n’a jamais eu vocation à être. Ce n’est pas un prototype de générateur énergétique, mais un dispositif d’étude du comportement du plasma, et il remplit parfaitement son rôle en nous donnant la possibilité d’étudier les causes de ces disruptions, et peut-être à terme un modèle viable.
"Espérer faire un jour fonctionner un tokamak sans disruption est aussi
déraisonnable que d’envisager un soleil sans éruptions solaires, une
météorologie sans vents ni nuages, une cuisson dans une casserole emplie
d’eau sans tourbillons."
Ou d’envoyer un homme sur la Lune. Les forces de friction, la quantité d’énergie à déployer, la précision millimétrique nécessaires semblaient autant d’obstacles infranchissables il n’y a pas un siècle, et pourtant...