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LE COMITE SUPERIEUR DE CONTROLE PERSISTE ET SIGNE DI RUPO RESTE DANS LE COLLIMATEUR DES ENQUETEURS
VANESSE,MARC
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Lundi 13 janvier 1997
Le Comité supérieur de contrôle (CSC) refuse d’admettre le sort qui
avait été réservé au problème de la maison montoise appartenant au
vice-Premier ministre Di Rupo et de son rôle exact dans les activités de
son frère Franco. C’est en tout cas ce qui ressort de l’enquête
réalisée par notre confrère du journal « Vers l’avenir » qui publiait ce
week-end de larges extraits du procès-verbal dressé par les enquêteurs
du CSC, le 5 janvier 1995, dans le but d’informer le juge d’instruction.
(...)
En mai 1994, une quarantaine d’enquêteurs du Comité supérieur de
contrôle avaient effectué des perquisitions aux sièges de plusieurs
entreprises hennuyères pour y constater des indices d’infractions aux
lois fiscales. Figuraient parmi ces sociétés, Energie D, Energy D,
Carmy, Distrilec et Ecodi, cinq entreprises spécialisées dans le
terrassement et l’éclairage public dirigées par le frère du vice-Premier
ministre socialiste.
Inculpé pour faits qualifiés d’escroquerie
(facture gonflée), Franco Di Rupo avait été arrêté pour être remis en
liberté quelques jours plus tard. L’examen des documents saisis par les
enquêteurs les avaient ensuite amenés à s’interroger sur les
circonstances de l’achat de la maison d’Elio Di Rupo.
Pour les
enquêteurs, le bâtiment aurait été racheté par le ministre à la société
Energie D à un prix nettement inférieur à sa valeur réelle, soit
1.300.000 F alors qu’il était évalué à 2.300.000 F pour la perception
des droits d’enregistrement.
Par ailleurs, la comptabilité
d’Energie D reprenait toujours à son actif la maison du ministre alors
qu’elle lui avait été vendue. Erreur comptable ou vente maquillée ?,
s’interroge « Vers l’avenir » avant de fournir les explications données
par l’entourage d’Elio Di Rupo. (Le ministre) a bien acheté la maison de
Mons, a contracté un emprunt pour régler la transaction, et continue à
rembourser cet emprunt tous les mois. L’absence de trace de paiement sur
les comptes d’Energie D s’explique par le fait qu’en achetant la
maison, Elio Di Rupo a repris à sa charge l’emprunt hypothécaire qui
courait, et que le montant de la vente n’est pas allé sur les comptes de
la société mais sur celui de la banque qui a octroyé l’emprunt.
Les
soupçons du CSC n’en restent pas là. Ses enquêteurs prétendent encore
que certains éléments peuvent faire penser à des interventions du
ministre dans les affaires de son frère, voire à des sollicitations
d’avantages de la part de ce dernier, écrit « Vers l’avenir » qui évoque, à
titre d’exemple, trois voyages au Club Méditerranée au profit de Franco
et Elio Di Rupo, facturés à Energy D.
Elio Di Rupo n’a jamais
favorisé son frère dans l’attribution de marchés publics, nous a-t-on
répondu dans son entourage. Quant aux voyages, son frère et lui avaient
pour habitude de s’offrir mutuellement des vacances.