Il faudrait peut-être se rappeler que les trentenaires de maintenant, s’ils n’en ont pas bavé en commençant de travailler jeunes, sont encore des adolescents. QUand l’entends, à l’autre extrême du spectre politique, les propos idiots de la petite mère Duflot et les suffisances de Placé, j’en suis convaincu. De plus, Wauquiez est représentatif des bébé-Saros, qui n’existent en politique que par la voix de leur maitre, ledit maître se méfiant des gens de sa génération. Et puis, franchement, dans la formation Sciences-Po actuelle il y a beaucoup de vent et peu de substance. Ayant eu à juger nombre de dossiers de petits Wauquiez-en-devenir, je peux vous l’affirmer.
Sur le fond de l’affire, maintenant, nous payons le prix d’une société tellement truffée de passes-droit, d’allocations, de dégrèvements, d’accès réservés et tutti quanti, en tout genre, qu’il est difficile de se figurer une société du « juste prix ». Et tout le monde est persuadé d’avoir raison, de mériter son régime particulier. Dès lors qu’il s’agit de gérer la pénurie, alors là c’est la foire d’empoigne. Personnellement je pense que l’affaire serait plus simple si les besoins fondamentaux de la vie - logement, alimentation, soins médicaux étaient maintenus à des prix accessibles au moyen d’une sorte d’édit du Maximum... Mais on atteint là à la doxa libérale - voir comment l’autre tout juste postpubère du gouvernement, Apparu, se voit contraint à toutes les contorsions possibles pour ne serait-ce qu’imaginer un seul instant peser sur la liberté des loyers...