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En réponse à :


easy easy 14 janvier 2012 21:31

Je pense bien comprendre votre premier paragraphe.

Pour le second, j’ai des doutes. Vous dites être ouvert à la thérapie familiale puis vous racontez ce qui semble être un cas de thérapie familiale mais vous l’introduisez par le mot ’divan’ qui se rapporte plutôt à la psychanalyse individuelle

Mettons donc qu’il se soit agit, dans ce cas, d’une authentique thérapie familiale.
Vous semblez croire qu’elle a échoué. 


Discussion :
D’abord, vous conviendrez qu’au lieu d’avoir initié ce principe de manière systématique et régulière depuis la naissance de l’enfant jusqu’à ses 18 ans, cette famille n’y est allée qu’une fois les hystéries (au sens commun) installées.
Quand les noeuds sont déjà très formés, chacun se retrouve dans une position très ultra et ramener tout le monde au centre est fort laborieux.


Toutefois, parce que chacun est alors lourdement installé sur sa position ultra, les conseils amicaux du tiers intercédant vers plus de centralisme passent pour violents aux yeux de tous. Et chacun se retrouve avec un mal fou pour justifier comment ou pourquoi quitter sa vieille profession de foi ultra. Quand on a argumenté (seul) pendant des années de sa position radicale comment justifier un beau matin de l’avoir modifiée seul, sans débat particulier ?

C’est alors que les confidents des membres de cette famille entendent de la bouche de chacun une protestation de violence ou d’impossiblité. Cela correspond, vous ne devez l’ignorer, au premier stade de la courbe de deuil (il faut quitter la position ultra, il faut en faire le deuil). Quand le confident entend cette plainte, (elle a été énoncée pour s’offrir au débat) il doit comprendre qu’il sert de déversoir, qu’il sert de témoin à ce début de conversion et de débatteur, de décristalliseur, surtout. Le confident sert d’huile.

Si je dis à un confident « Non mais tu te rends compte de ce qu’il me demande là ? », je semble certain de ne pas voir de raison de bouger mais en réalité j’entrevois déjà cette raison et j’invite à ce que ce soit débattu. C’est alors que le confident doit faire preuve d’intelligence. Il doit me proposer une raison d’opérer ce virage et me répondre ’’Bin je trouve que sa demande n’a rien d’excessif"

C’est quoi un véritable ami ou confident ?
Quelqu’un qui nous indique ne nous attendre que dans la rigidité, la fixité, dans le cadre photographique qui lui convient ou quelqu’un qui nous montre qu’il nous appréciera autant voire davantage si nous opérons un virage, une évolution ?


Indice.
Quand cette personne vous a cité les 30 €, ce qui est, chacun le sait une somme dérisoire au regard des enjeux, elle attendait, parce qu’elle est pauvre et économise chaque sou, que vous lui validiez cette dépense en lui disant que c’est un excellent investissement.
Même quand on est pauvre, dépenser 3 fois 30€ dans une année pour déserrer des noeuds familiaux, c’est très économique et vital.




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