Autre approche :
Peut-on admettre que ce n’est pas la vérité ou l’éthique qui importe en politique, mais la capacité d’étonnement et de scandale des différents publics.
Si, comme cela s’avère, les citoyens préfèrent le vétéran aguerri et malhonnête au novice pur et inexpérimenté, on gaspille sa salive à dénoncer les malversations.
Le phénomène, qui introduit et même impose dans la gestion de la chose publique une forme assez sordide de « réalisme politique », est observable sous tant de latitudes qu’une généralisation fait son chemin : les principes ne résistent pas aux assauts d’un pragmatisme répugnant, mais qui obtient la faveur populaire.
Être le plus fort fait pardonner d’avoir commis les pires crimes. La capacité d’étonnement subit l’érosion.
Ce qui déconcerte et décourage, c’est que, tant pis pour les idéalistes, cela fonctionne ! Ce bon peuple auquel on offre le spectacle son et lumière d’une visite guidée à l’intérieur de la caverne magique de la politique politicienne.
Par ici, Messieurs, Dames !