Absolument ! Le mépris des Allemands, même ceux qui se croient de gauche, pour les Grecs (et plus généralement les pays du Sud) rappelle de bien sinistres moments de l’histoire. Malheureusement, les nouvelles générations, gavées de discours lénifiants sur la grande amitié franco-allemande (un nouveau trésor national à ne pas perdre, selon le Nabot, qui ne se renouvelle pas beaucoup) ne veulent rien savoir de ces réalités-là. Etrange surdité collective qui a pour résultat l’incessante célébration d’une nation responsable de la plus grande boucherie de l’histoire, puis récompensée (pour des raisons peu glorieuses) à grands coups de millions de dollars et de tapes affectueuses dans le dos. L’Europe bâtie sur un mensonge finira comme se terminent toutes les escroqueries : dans le bruit et la fureur.