Ok. Sauf que dans cette déclaration, une ’valeur’, d’une actualité étonnante, me contrarie :
Dire que : « Le mal c’est l’absence de croissance. »
n’est pas ma profession de foi !
Sur le plan écologique, l’absence d’une certaine « croissance » pourrait même être vue comme une bénédiction du ciel ! ... à moins que ce ne soit tout bêtement qu’un début de manifestation d’un effet physique imparable. ( voir les travaux de Georgescu Roegen et ses considérations sur l’entropie ...)
Courrir après un résidu de « croissance » possible le temps d’un mandat (ou deux) risquerait de n’être qu’une stratégie à courte vue civilisationnelle ( Maintenir pendant une ou deux décennies un mode de vie voué à l’épuisement par manque de ressources n’est pas une prouesse susceptible de marquer la postérité, si elle survit ...)
Comme le disait Harpagon, l’art du cuisinier est de faire des prouesses avec ce qu’il a.
L’art du décideur politique ne devrait-il pas être de se débrouiller avec cette absence de croissance que nous constatons depuis si longtemps ?
N’est-ce pas en devenant parmi les premiers à savoir maîtriser cette absence de croissance, (quitte à expérimenter de nouveaux paradigmes ...) que nous pourrions acquérir un avantage prometteur ?