Rectification qui a son importance : la charge de la dette représentant 45 milliards d’euros... mais le service de la dette s’élevait, lui, à 118 milliards d’euros.
Le service, c’est la charge (les intérêts) + le capital. Or au moins 50% dudit capital n’existe... que pour rembourser la charge. Si les intérêts de la dette étaient contraints, la France n’aurait pas à emprunter pour rembourser.
Et puis même si on néglige ce paramètre, force est de constater que la dette publique française est absolument minime, bien moindre que durant la première moitié des années 1990. Car aujourd’hui les titres de dette courent en moyenne sur plus de 7 ans, contre environ 3 ans à l’époque. En rapportant la dette publique non pas à la richesse produite pendant une année mais à la richesse produite pendant la durée des emprunts, la France n’est endettée que de 12,5%. Une paille, et encore une paille dont l’essentiel provient de la très mauvaise gestion par les gouvernements Raffarin et Fillon (le gouvernement Villepin ayant été plus « sage » en matière de gestion de la dette). En 1993, c’était un peu plus de 15% et pourtant on a survécu sans grands problèmes.
Enfin, dire qu’on dépense trop pour ce qu’on gagne, c’est oublier que l’état peut aussi et surtout augmenter ses recettes.