Vous ne versez que dans la raillerie, très facile en l’occurrence.
Il y avait pourtant à ouvrir un débat plus intéressant et philosophique autour du fait qu’il se représente.
Si l’on pose que les Français tiennent à l’existence d’une droite + une gauche (à mon sens ce "besoin de bipolarité nous a été astucieusement imposé par les ambitieux du Pouvoir, mais passons sur ce détail)
A supposer donc que les Français soient rassurés par une présence permanente d’un combat G D et qu’ils veuillent toujours avoir à choisir entre un président de D et un président de G, il fallait forcément un candidat pour représenter la D
Si l’on pose aussi que le Sarkozisme représente à peu près bien la D, existait-il un autre candidat que lui pour représenter cette D là ?
Cette question a probablement été cruciale au sein de cette D, surtout depuis que son représentant sarkozien est indiqué perdant par les sondages.
Et de nous demander alors, en nous mettant au moins un moment à la place des opérateurs de cette D là, comment ils ont réfléchi.
Car il est très étrange, toujours pour autant que cette D là ait comme un devoir d’être représentée à une élection et un devoir de la gagner, que ses opérateurs n’aient trouvé personne d’autre à proposer à la place de ce chef usé par trop de casseroles.
Il semble, et c’est étonnant, que les opérateurs de cette D se sont sentis à ce point défaits qu’ils n’ont pas eu la force de chercher un candidat tout aussi acquis à cette école mais moins casserolé. Je comprends alors que soit aucun postulant était vierge de casseroles, soit aucun n’était vraiment de cette école. Et je crois plutôt à cette seconde hypothèse
Sarkozy aurait inventé une sorte de D à lui tout seul, il aurait phagocyté la D tel un trou noir et il serait actuellement entouré d’inféodés qui subissent sa manière plus qu’ils ne l’approuvent.