Le devoir de mémoire, certainement, mais pas un devoir de mémoire sélectif. On se focalise sur l’Allemagne et le sort réservé aux juifs, mais que se passait-il :
- en Russie, où les estimations les plus basses font état de vingt millions de morts ? On l’oublie trop souvent, mais sans les sacrifices de la population russe, l’issue de cette guerre aurait sûrement été bien différente...
- au Japon, qui a vécu l’horreur absolue après le largage de deux bombes nucléaires ? Les témoignages des médecins sur place à cette époque sont littéralement monstrueux. Si j’avais dû choisir, j’aurais préféré être en plein sous la bombe qu’à quelques kilomètres... Les survivants ont vécu l’enfer en mourrant à petit feu des irradiations et de la déshydratation. Les médecins essayaient tout un tas de traitement mais rien ne marchait et rien n’empêchait l’avancée vers la mort en quelques jours, semaines, mais avec quelle douleur ? Sans parler des descendants, des malformations, des cancers à gogo, etc.
Alors oui les Juifs ont énormément souffert pendant la seconde guerre mondiale, mais ils n’ont pas le monopole de la commémoration.