En définitive, il a toujours était de bon ton de railler le passé,
dans la jeunesse l’on se sent éternel...dans la vieillesse aussi le saviez vous
Dans un registre d’humour
qui traduit néanmoins le décalage culturel de l’époque,
Brassens, l’anarchiste
sympathique mettait en difficulté Corneille dans « Marquise »
Les trois premières
strophes sont reprises
Marquise
Marquise, si mon visage
A quelques traits un peu
vieux,
Souvenez-vous qu’à mon
âge
Vous ne vaudrez guère
mieux
Le temps aux plus belles
choses
Se plaît à faire un
affront
Et saura faner vos roses
Comme il a ridé mon
front
Le même cours de
planètes
Règle nos jours et nos
nuits
On m’a vu ce que vous
êtes
Vous serez ce que je suis
Et là, l’humour d’un
autre temps, l’évidence réaliste qui n’est pas sans rappeler le
Carpe diem d’Horace, ce qui signifie que tout existe depuis toujours,
Tristan Bernard le malicieux
jouisseur d’ajouter, à
travers Georges Brassens, la chute inattendue,
Peut-être que je serai
vieille
Répond Marquise,
cependant
J’ai vingt-six ans, mon
vieux Corneille
Et je t’emmerde en
attendant
Corneille
/ Tristan Bernard
<<(1961
- Les trompettes de la renommée, 10)>>
Avec toute ma sympathie