Oui Françoise,
Ce sujet est bien plus explosif que nous pouvions l’imaginer.
Je sais pertinemment que nos démocraties ont acquis un degré de développement dont nous ne mesurerons pas encore leurs intégralités.
Et pourtant, nous sommes fragiles. Certainement pas là ou nous le pensons. Et c’est la que le bas blesse. Nous nous sommes reposés sur nos lauriers, nous nous sommes laissés endormir dans une tranquillité si paisible, si douce, si bonne.
Hello, la vie ce n’est pas çà. Et ploum, tu tombes du lit, tu te réveilles, et de ce beau rêve, il n’en reste qu’un cauchemar.
Car nous avons oublié que pendant nous dormions, d’autres lutter, pour notre sommeil, pour notre survit, pour la vie.
Je ne prends pas la défense de qui que ce soit. À cinq ans j’ai été canardé par de jeunes musulmans. Je ne comprenais rien.Et pourtant je ne leur en veux pas pour cela. J’ai vécu comme eux dans le désert. Si je leur en veux, c’est de ne pas accepter les évidences et de sacrifier leurs enfants et ceux des autres pour une cause perdue d’avance.( Pour eux le monde leurs appartiens) Je les connais au plus profond d’eux-mêmes. J’ai pris leurs grâces et j’en suis devenu leur pire ennemi. Leurs haines ne me font pas peur. Ce que je porte, ils ne le portent pas. Toi non plus. Mais, je ne sous-estime jamais mon adversaire, et nous ne sommes pas préparés à un conflit hors normes. Qui peut durer voir s’enliser. Ils savent le faire. Mieux que nous. Et la solution est ailleurs que dans ce déballage de puissance démesuré. Comme toi je critique la plus grande virulence possible leurs pratiques d’un autre âge. Mais je suis obligé de constater que nos démocraties ne sont pas préparées à comprendre une autre dimension, qui dépasse allégrement l’entendement. Un Saint Barthélemy est impensable de nos jours. Et pourtant, ils égorgent une vie humaine comme un simple mouton...
Comme je te le disais, j’espère me tromper. Mais quoi qu’il advienne, ils nous donneront du fils à retordre.
Phigri.