Chez les primates, on trouve toute la diversité que l’on retrouve chez l’humain : depuis les couples monogames (gibbons, saïmiris), les harems (babouins), les couples éphémères liés à l’oestrus (macaques) et jusqu’aux familles monoparentales (orang-outang).
Par ailleurs, il existe deux types de sexualité, une à visée reproductive, une à visée sociale, la seconde étant de toute évidence bi-sexuelle. S’il n’existe pas - ou qu’à de très rares exceptions - de relations homosexuelles au sens strict, c’est-à-dire avec une absence de sexualité avec des partenaires du sexe opposé, les relations sexuelles entre partenaires du même sexe sont légion, que ce soit entre mâles comme entre femelles. Par contre, de nombreux exemples d’homosexualité avec refus d’accouplement avec des individus du sexe opposé ont été observées en condition de captivité, quand des individus du même sexe sont restés trop longtemps ensemble sans autres possibilités. L’introduction d’un individu du sexe opposé s’est même parfois révélée désastreuse, avec pour conséquence la mise à mort du nouvel arrivant, notamment chez des dauphins.
Quant au mariage, à l’idée du couple parental homme-femme, ce n’est pas LE modèle naturel chez l’humain, mais UNE des possibilités, d’autres sociétés ne fonctionnent pas selon ce schéma. Et il en est de même pour les rôles masculin-féminin, il suffit de regarder les quelques sociétés humaines matriarcales existant.