un voisin émigré espagnol, dans les années 80, est reparti dans son pays d’origine en me disant ses espoirs : « Ahora, España es America ! » tant l’essor économique l’encourageait au retour. L’Espagne, ravagée par sa guerre civile et 70 ans de franquisme, se relevait.
En Europe, on est passés par des hauts et des bas...on est bas.
Nos politiques nous ont donné de nouveaux compatriotes européens en intégrant jusqu’à 27 pays dans la communauté. Il n’a a pas été demandé de garanties à ces derniers pour adhérer. Comme de mauvais soldats ils on accouru : « En pagaye, couvrez ! » Dans ce bateau à rames tout le monde doit ramer au même rythme : monétaire, financier, social. Sinon ça foire, les uns pouvant se laisser porter par les autres ne se sentant aucune obligation vis à vis d’eux ! .
On permet à certains pays de mettre leur nez dans les affaires européennes, d’exercer leur veto et de se tenir en dehors de la zone monétaire. Autrement dit avoir l’Europe (double sens) dans ses avantages et pas dans ses inconvénients. Vous vous étonnez que ça foire ?
Les derniers soubresauts électoraux ont montré ici et là que la démocratie n’est pas installée en Europe (-ratification du traité constitutionnel par le parlement malgré un vote référendaire négatif - « rectification » du vote des irlandais - chantage sur le 1er ministre grec pour qu’il ne propose pas un référendum à ses compatriotes...) On a eu, on a de mauvais managers politiques. Le pessimisme est survenu avec des banques qui, s’étant adjoint auparavant le pouvoir industriel, veulent exercer leur puissance sur le plan économique ( réticence à prêter, chantage à la notation des pays ...etc)
Il y a des révolutions, certes, mais elles se passent en dehors du peuple européen et concernent les grands groupes et les banques.
Qui parle à qui ? on est dans une immense tour de babel où la diversité des langues ne permet qu’une communication insatisfaisante et la superficie de l’Europe n’est pas celle de la Suisse qui, elle, peut se permettre de vivre bien avec plusieurs langues.
N’ayons plus peur des ruptures !
Je pense qu’une sorte de lock-out européen, pour tous les états, ferait le plus grand bien. Ensuite, autour d’un organisme central, ELU, , ayant établi au préalable les conditions exigibles du vivre ensemble, une autre Europe pourrait se construire, adhésion par adhésion,
Je reste dubitatif quant à la capacité des dirigeants européens à faire quelque chose d’efficace pour « sauver le soldat Europe »