« Sauf si le client et trop bete et ne pense pas a aller voir ailleur si il n’est pas content. »
En fait c’est plus trop la question que se pose le chef d’entreprise.
Il se dit : « Si je fais un peu moins plaisir a mon client, qu’est ce qui se passe ? Je perds de la clientele, mais est ce que ca vaut le coup ? »
Et le probleme c’est que le consommateur est moins rationnel et sa demande est moins elastique que celle de l’actionnaire. Donc en effet, il a tendance a essayer de rendre captif sa clientele et a booster sa demande par des moyens psychologiques plutot qu’en ameliorant le rapport qualite prix.
Du moins quand il y a des sacrifices a faire. Quand tout va bien, que l’actionnaire a ce qu’il veut, il se met a penser a consolider sa position.
Au final l’effet est le glissement vers une clientele reduite mais captive. On pense a la rentabilite (comme un actionnaire) plus qu’au profit (comme un patron).
Ca c’est un probleme.