Je ne peux que me joindre aux cris (hélas, tellement dérisoires car inaudibles) de « STOP À LA GUERRE ».
Peu importe qui l’a commencé, peu importe les armes qui y sont utilisées, peu importe les raisons des uns et des autres, ce n’est, somme toute, qu’une très sale guerre, injuste et barbare et qui fait honte à ce que l’on peut encore appeler « Civilisation... et tout son attirail d’organismes handicapés car mis hors service... ».
Une guerre ou il n’y aura ni vainqueur ni vaincu, une guerre où la mort et la souffrance ravagent les deux camps ! STOP !
Loin de Rousseau qui affirme que « l’homme est naturellement bon », Freud avance que : « L’homme n’est point cet être débonnaire, au cœur assoiffé d’amour, dont on dit qu’il se défend quand on l’attaque (...). Est en effet tenté de satisfaire son besoin d’agression aux dépens de son prochain, d’exploiter son travail sans dédommagement, de l’utiliser, de s’approprier ses biens, de l’humilier, de lui infliger des souffrances, de le martyriser et de le tuer. Homo homini lupus : qui aurait le courage, en face de tous les enseignements de la vie et de l’histoire, de s’inscrire en faux contre cet adage ? "
Essayons quand même de rester optimistes et même si la méchanceté humaine est infinie, la bonté qui existe en chacun est aussi très grande.
D’un autre coté, Montherlant disait : « Les gens sont gentils ; mais on ne leur donne pas l’occasion de le montrer. »
Je pense que le caractère paroxystique du mal, dans certains cas, décourage durablement les humains. Nous sommes tous prêts à ne percevoir que le mal, dans le ricanement de douleur des mauvaises plaisanteries mais la vérité est autre ; la cruauté existe, comme la peur, et leurs terribles conséquences.
Pourtant, également la bonté, même s’il lui est difficile d’être, dans des circonstances mauvaises. La foi est davantage confiance en l’homme qu’en Dieu.
Elle connaît sa puissance, même quand les hurlements sont plutôt ceux de la mort désemparée, sans autre choix que celui de la perte de conscience et d’espoir.
Les frustrations, les blessures, conduisent à l’excès, la haine, déguisée éventuellement en vertu, avec des « Dieu le veut » qui rendent ridicules les causes les plus belles.
Non aux injustices subies sans recours aucun et qui n’entretiennent qu’une rage qui ne demande pas mieux que de s’épancher dans le sang vermeil d’innocents, même si c’est son propre sang que l’on boit, surtout quand on tue avec délectation.
Non dans les mépris mutuels et les rodomontades, mais dans la reconnaissance réelle, respectueuse, d’autrui.
Arrêtons de construire des murs, construisons des ponts, solution tellement plus simple même si elle semble si... utopique.
Bien à vous