Les réactions à cet article sont souvent assez incroyables.
Tout le monde s’accorde à dire que Kadhafi n’était pas un brave type, c’est la moindre des choses. Sous couvert de « révolution verte » ( pas écolo mais musulmane), ce dictateur a financé grâce aux pétro-dollars le terrorisme international pendant 30 ans, s’est constitué une immense fortune sur le dos du pays, a impitoyablement écrasé la moindre contestation interne, a humilié ses voisins africains et s’est offert une paix sociale en distribuant une partie des revenus du pétrole à sa minuscule population.
En revanche, dès qu’il est question de le décrire en prédateur sexuel utilisant le viol comme outil de pouvoir, en psychopathe ubuesque et terrifiant comme le prouve l’ouvrage de Cogean à partir de multiples témoignages, c’est tout simplement impossible pour la plupart des commentateurs.
Il a fallu que l’idolâtrie envers Staline s’estompe pour que l’on comprenne que son comportement relevait parfois de la psychiatrie et qu’il avait un comportement pathologique envers son entourage.
Il a fallu 30 ans pour que l’on sache que Mao, le rigoriste moral aimait vivre au mileu d’un harem de gamines et qu’il n’aimait rien tant que violer des petites filles.
Kadahfi ne joue pas dans la même cour, c’est pourquoi les langues se délient plus rapidement.
Cogean a interrogé entre autres un de ses ministre qui persiste à soutenir le dictateur après sa mort. Il concède que la vie privée de Kadhafi n’était pas reluisante mais refuse d’expliquer pourquoi il a organisé la mariage de sa fille dans le plus grand secret et a interdit aux invités de prendre la moindre photo. Il craignait en réalité ce droit de cuissage pratiqué par Kadhafi envers ses proches qui lui apportait par cette humiliation soumission et pouvoir absolu.
Kadhafi était devenu depuis longtemps une ordure probablement pathologique. Voir A Walter qui a vitupéré pendant des semaines contre le « violeur » DSK au nom de la cause des femmes venir à la rescousse d’un tel cas est assez pathétique.
Il faut dire que Morice cumule tous les handicaps : il est « libéral » et « atlantiste », c’est grave docteur ? Oui, bien plus que d’être psychopathe et violeur.