je vois de dédain de ma petite personne sur cette page, heureusement je vois aussi d’autres « être » !
l’enfant
L’enfant nage dans ce
bain d’étoile, il tisse sa toile et devient une lumière.
Sur la Terre, sa maman regarde le désastre, la lune se cache
et l’ange devient gardien du troupeau : chèvres, lions,
licornes, ou chats. Du coin de l’œil,
le petit surveille les
anciens ceux qui croient savoir où se cache l’âme des
défunts. Dès l’aube le chérubin s’amuse a
crayonner le ciel, c’est lui qui tire les ficelles et donne selon
l’humeur, des gris ou de la couleur. Parfois son cœur
se fâche, alors sa colère tonne et l’orage s’abat sur
les flingueurs d’innocence, ceux qui nomment argent la chance. Lui,
sa vitesse soleil l’entraîne sur des couloirs d’ivresse, qui
caressent son esprit, et le plonge dans les ténèbres
d’un trou noir pour parfaire son œuvre : d’alizarine, de prune et de
pourpre mandarine. Ce jeune artiste peint des nuages, il imagine des
villes sans poison.
Regardez
cette lueur qui flotte dans la nuit !
C’est
le petit prince qu’elle habille, habile il dessine des fleurs, ôtant
toute les distances, le garnement joue entre les mondes et allume les
cieux, son désir de vie est un flot qui brûle d’espoir
les yeux de sa mère elle qui se sent perdue, sans la musique
de sa voix. Si la mémoire est là, il vit... beau, il
vole mieux que l’oiseau.