Oui, l’amélioration du sort de l’humanité ne saurait passer uniquement par le développement technologique mais aussi par un élargissement et un éclaircissement de notre conscience morale et politique (ex. savoir qu’effectivement la dette que nous payons correspond à des intérêts indus, légaux mais parfaitement illégitimes).
Mais les raisons d’être optimiste que donne l’article ne sont justement pas que technologiques. Elles sont aussi liées aux connaissances qui peuvent se transmettre par Internet, qui certes peut être aussi colonisé par l’argent roi sans pour autant empêcher le partage désintéressé financièrement de connaissances. Elles sont déjà là mais très peu de nos concitoyens y accèdent, noyés qu’ils sont sous un flux de pseudo-informations, seulement avec l’imprimante 3D ou les incroyables comestibles, la myopie humaine peut être satisfaite tout en servant d’ouverture vers une conscience élargie à un mode d’existence humain non consumériste et non productiviste.
On peut aussi être optimiste dans le sens où nous aurons certainement l’avenir que nous voulons collectivement, selon le degré de conscience dont nous sommes capables : le relativement doux esclavage du consumérisme capitalistiques, mauvais pour la santé mais de nature à calmer artificiellement l’angoisse d’exister, du moins jusqu’à ce que la planète soit épuisée, ou bien la dure mais saine liberté de la frugalité, plus durablement efficace contre l’angoisse existentielle mais effectivement plus difficile à s’approprier.