Bonjour Taverne,
Si l’on veut s’abandonner, rêver, méditer dans un creuset matriciel maternel, se poser. Place à la gestation de l’âme.
Dans cet univers romantique une
large place est donnée aux descriptions poétiques, aux épanchements intimes, aux
sujets sentimentaux, religieux, fantastiques, aux décors historiques.
Comme je vous le disais dans un autre climat, empoisonné par le chaos du
monde, l’art qui prend sa source dans la tragédie antique ou prône la cruauté, est amoral, organique, en fait il prend même la forme de la mort. L’homme y travaille.
Cette vision romanesque est reposante, elle vient du ventre maternel qui prépare et donne la vie. Elle est féminine.
Les hommes lui donnèrent le nom de romantique, classifiant, étiquetant
sans vraiment comprendre que ce moment artistique était tout simplement
intemporel, qu’il nous parlait de la relation profonde et mystérieuse de
la femelle mammifère à son petit.
Plus qu’une période de l’histoire de l’art cette période chante simplement la vie.
Tout homme qui sait écouter l’enfant qu’il porte en lui entend bien le message. Rien n’est tout à fait perdu dans la tendresse.
Merci Taverne