Votre
réponse n’est pas celle que j’attendais : elle est connue
de tous, tout au moins des gens ayant un
minimum de sens de la réflexion. Je
ne suis pas personnellement persuadé que cette définition juridique
d’un Français soit accepté des enfants... voire, pire, même hors
de France, les étrangers ‒les non Français s’entend‒ seraient
peu persuadés de la véracité d’une telle définition.
Je
vous ferais remarquer que le mot « vrai »
fut volontairement mis en gras dans l’expression « vrai
Français ».
En effet, sûrement 25 % de la
population française ne sera jamais ‒au grand jamais‒ de votre
avis, dont, 20 % pour l’extrême-droite. Et, probablement, je
suis prêt à le parier, la majorité de la population n’est que
partiellement de votre avis. Ce n’est pas rien. D’où, la
justification de ma question : « C’est quoi un vrai
Français ? » Bien malin qui trouvera une réponse qui
satisfera l’immense majorité...
Quant
au nombre de fois où vous entendîtes cette « phrase »
sur la place des Français en France, je crains que la justification
de l’écriture de cet article soit très insuffisante. Je
m’explique : le jour où j’entendis cela, je le savais que
c’était (et, c’est encore plus le cas aujourd’hui) vrai. Mais,
je n’aurais jamais pensé qu’une personne telle que celle que
j’eus l’honneur de rencontrer oserait parler de la sorte. En
effet, en théorie, cette personne fait partie d’une catégorie de
gens qui défendent la France envers et contre tout. Et, je le crains
pour vous, cette « phrase », vous n’avez pas
fini de l’entendre de la bouche même de Français de souche...
J’en
termine en disant que les Français se prennent pour des personnes
cartésiennes, qu’ils ne sont pas bien évidemment. Deux
exemples :
‒ Gérard Longuet, ministre de la défense
(poste à
très haute responsabilité) de l’époque, tenta de vendre l’avion de combat
dit « Rafale » à des Arabes (Émirats Arabes Unis, par
exemple) or, il est un des fondateurs de « Ordre Nouveau »,
un groupuscule d’extrême-droite (détestant forcément les
arabes). Croyez-vous sincèrement que les Arabes ne le sauraient
pas ? Mais, quelle logique cartésienne !
‒ La
France se précipita militairement en Libye pour ‒soi-disant‒
libérer le peuple libyen et fit moult efforts, devant l’ONU, pour
obtenir le droit d’intervenir militairement en Syrie : moins
de cent mille morts à eux deux. Pour le Rwanda ? Une
intervention timide et surtout trop tardive : un génocide de
près de un million de morts. Les plus scandalisés diraient « ’Faut
croire que, même au pays des droits de l’homme, les Rwandais
valent moins leur pesant d’or que des Libyens ou des Syriens... »
En
fin de compte, la France n’est pas si défendable que cela de nos
jours. Changera-t-elle ? Gageons que non... Je demande à voir.