Cher
Plexus,
Que
cherchez-vous
à
démontrer
au travers
de ces
exemples d’échec ?
Que les
coopératives
ne sont
pas
parfaites,
qu’elles
ne
représentent
pas un
remède
miracle ?
Cela,
nul ne le nie cher ami !
Si,
en effet, certaines
de ces
entreprises
crées ou reprises
sous forme
de SCOP ont fini par
péricliter
(LIP et
Manufrance
sont sans
doute les
exemples
les connus
ayant à
l’époque
défrayé
la
chronique),
bien
d’autres
(essentiellement,
il est
vrai, des
petites
structures)
en revanche
furent des
réussites
notamment à
la faveur
d’empreint
effectués
auprès du
crédit
coopératif (qui, pour sa part, et
contrairement aux crédits mutuel et agricole, est bel et bien resté
fidèles aux principes de base de l’entreprise coopérative).A tel
point que, dans un même secteur
d’activité, les SCOP sont de nos jours, en moyenne, plus viables que
les entreprises dites classiques. Tels
sont les
faits, cher
ami, les
vrais…En
dehors de
nos
frontières,
l’exemple
le plus
spectaculaire,
au cours
des 15-20
dernières
années,
fut sans
doute cette
mine
galloise
rachetée
par ses
employés
en 1994
pour en
faire une
SCOP,
laquelle allait
dégager
des profits
jusqu’à ce que le filon s’épuise (ce qui ne doit rien, vous en
conviendrez, à la nature organisationnelle de l’entreprise)…
Mais,
pour revenir à l’hexagone, votre méconnaissance en la matière
est pardonnable en ce sens que, pendant des décennies, le mouvement
coopératif aura connu un défaut de communication, de par sa mise en
retrait par rapport au mouvement syndical. Sans oublier que les
partis de gauche et les principaux syndicats en France ne se sont
jamais très mobilisés autour de ce secteur. Rappelons à ce sujet
que jusqu’à une période relativement récente, il y avait (pour
schématiser) deux grandes traditions dans le mouvement ouvrier :
la tradition autogestionnaire et celle qui considère que l’économie
doit être du ressort de l’Etat. Or le mouvement syndical s’est
toujours méfié de l’autogestion et du mouvement coopératif.
L’idée que les travailleurs se mêlent de gestion n’entrait pas
dans leur tradition. Néanmoins, depuis peu, l’on assiste à un
début de renversement de tendance : les principaux syndicats
(CGT et CFDT en tête) et la gauche gouvernementale commencent à
voire désormais la coopération comme une voie alternative à
explorer…
« Il
faut analyser les causes de la disparition des scop, dont les chances
de vie n’excèdent pas trois ans pour la plupart ».
Pour
la plupart ? Ah bon ! Ce n’est pas ce qu’on lit dans les
stats... Lire mon post plus haut : « Ainsi,
le taux de pérennité à 3 ans des Scop est égal à 71 % contre 66
% pour l’ensemble des entreprises françaises (source Insee). A
long terme, les Scop sont plus solides que les entreprises non
coopératives, 3,1 % des Scop ont plus de 50 ans contre 1,8 % de
l’ensemble des entreprises françaises (Source Diane). »
A
l’instar de notre ami RBEYEUR, vous manquez de rigueur quant à
l’expression de vos assertions.
Bien
à vous