• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


En réponse à :


Connolly 1er décembre 2012 20:21

Cher Plexus,

Que cherchez-vous à démontrer au travers de ces exemples d’échec ? Que les coopératives ne sont pas parfaites, qu’elles ne représentent pas un remède miracle ?

Cela, nul ne le nie cher ami !

Si, en effet, certaines de ces entreprises crées ou reprises sous forme de SCOP ont fini par péricliter (LIP et Manufrance sont sans doute les exemples les connus ayant à l’époque défrayé la chronique), bien d’autres (essentiellement, il est vrai, des petites structures) en revanche furent des réussites notamment à la faveur d’empreint effectués auprès du crédit coopératif (qui, pour sa part, et contrairement aux crédits mutuel et agricole, est bel et bien resté fidèles aux principes de base de l’entreprise coopérative).A tel point que, dans un même secteur d’activité, les SCOP sont de nos jours, en moyenne, plus viables que les entreprises dites classiques. Tels sont les faits, cher ami, les vrais…En dehors de nos frontières, l’exemple le plus spectaculaire, au cours des 15-20 dernières années, fut sans doute cette mine galloise rachetée par ses employés en 1994 pour en faire une SCOP, laquelle allait dégager des profits jusqu’à ce que le filon s’épuise (ce qui ne doit rien, vous en conviendrez, à la nature organisationnelle de l’entreprise)…

Mais, pour revenir à l’hexagone, votre méconnaissance en la matière est pardonnable en ce sens que, pendant des décennies, le mouvement coopératif aura connu un défaut de communication, de par sa mise en retrait par rapport au mouvement syndical. Sans oublier que les partis de gauche et les principaux syndicats en France ne se sont jamais très mobilisés autour de ce secteur. Rappelons à ce sujet que jusqu’à une période relativement récente, il y avait (pour schématiser) deux grandes traditions dans le mouvement ouvrier : la tradition autogestionnaire et celle qui considère que l’économie doit être du ressort de l’Etat. Or le mouvement syndical s’est toujours méfié de l’autogestion et du mouvement coopératif. L’idée que les travailleurs se mêlent de gestion n’entrait pas dans leur tradition. Néanmoins, depuis peu, l’on assiste à un début de renversement de tendance : les principaux syndicats (CGT et CFDT en tête) et la gauche gouvernementale commencent à voire désormais la coopération comme une voie alternative à explorer…

« Il faut analyser les causes de la disparition des scop, dont les chances de vie n’excèdent pas trois ans pour la plupart ».

Pour la plupart ? Ah bon ! Ce n’est pas ce qu’on lit dans les stats... Lire mon post plus haut : « Ainsi, le taux de pérennité à 3 ans des Scop est égal à 71 % contre 66 % pour l’ensemble des entreprises françaises (source Insee). A long terme, les Scop sont plus solides que les entreprises non coopératives, 3,1 % des Scop ont plus de 50 ans contre 1,8 % de l’ensemble des entreprises françaises (Source Diane). »

A l’instar de notre ami RBEYEUR, vous manquez de rigueur quant à l’expression de vos assertions.

Bien à vous


Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON


Palmarès