@ l’auteur
Sans vous coller nécessairement l’étoile sarkoziste que nombre d’intervenants s’empressent de vous coller à la poitrine, votre article soulève un point intéressant concernant la dérive du langage à laquelle nous assistons dans tous les domaines : n’importe quel bombardement est conssacré « crime de guerre », n’importe quel massacre « crime contre l’humanite ». Mais en fait, on s’aperçoit très vite que ce sont toujours les mêmes qui parlent ainsi et que leur indignation est systématiquemetn ciblée.
Personnellement je n’aime pas Sarko. Le passé du personnage ne m’inspire aucune confiance, son message encore moins. De là, à le traiter de facho, c’est stupide et ça participe malheureusement d’un décervelement généralisé. Comment un jeune peut-il étudier ce qu’a été et ce que pourrait être effectivement le fascime, si on défigure l’histoire de façon aussi minable ?
Personnellement j’aime bien Renaud. Mais pas la chanson miss Maggie. Pourtant je n’avais aucune affinité pour la mère Thatcher. Mais je préférais (et de loin) la manière dont en parlait Léo Ferré. La chanson de Renaud était bête, sexiste (à l’envers) et peu conforme aux enseignements de l’histoire. Il aurait pu parler des grandes « héroïnes » de l’Antiquité, de « l’humanisme » d’Elisabeth Ier d’Angleterre, des petits « amusements politiques » de la grande Catherine de Russie. Sans parler des kapots (doit-on dire kapotes ?) ces femmes qui gardaient les camps de la mort de leurs « compagnes » en Allemagne. Il aurait pu aussi relire le Roi Lear avant d’écrire sa chanson.
Je trouve votre article utile et courageux. Je pense qu’il conviendrait de l’étendre à tout ce qui fait que nous perdons peu à peu nos repères sous les coups de butoir des partisans d’une mélasse idéologique dont il nous sera de plus en plus difficile de nous défaire.
Bien à vous. Patrick Adam