je l’ai dévorée Simone avec passion d’un coup sous les bombes de papa bachar, oui... comme si c’était hier, mais si le rapprochement avec les animaux est une manière souvent vitale et nécessaire de relativiser, il faut s’en méfier, beaucoup.
l’animalité de l’homme est, oui, mais elle n’a pas grand chose à voir avec l’animalité animale, sinon aucune de toutes les domestications humaines n’aurait eu lieu.
ainsi on devient femme pour sûr, mais je ne crois aucunement à la femelle et à son mythe,
je la vois à l’oeuvre dans la femme, terrible, autrement elle n’est qu’impuissance.
la sexuation humaine s’appuie certainement sur le biologique animal, c’est indéniable, mais c’est juste le socle, et tout le processus de l’identité sexuelle relève d’abord d’un certain mode d’entrée dans le discours.
si vous étiez homme, tiens, jamais l’idée de me poser la question de « lui reprocher ou pas », ne vous serait venue, sinon vous l’auriez, dans le discours justement, refoulée.
on parle son sexe et on sexue sa parole.
un homme qui couche sans un mot, très bien genre porno plastic, donne-t-il plus de plaisir que l’homo erectus moyen qui déshabille des mots ?
le débat est tout vert.
j’ai entendu thèse et antithèse.
mais voyez les américains, leur misère langagière.
on touche/on couche d’abord avec des mots -
le reste c’est les misères de la prod après le scenar,
délicieuses certes, mais prod.