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Claude Courty Claudec 5 janvier 2013 22:03

@ L.F.

- ne vous en faites pas quand à la « spoliation » des riches : la propriété est un droit fondamental constitutionnel (( DDHC Art 2), c’est même le seul de ces droits qui soit spécifié comme étant « inviolable et sacré » ( DDHC Art 17), et dieu sait qu’il a souvent servi à censurer des lois ( exemple avec les nationalisations de 1981 )
R - Le sens de l’effort, l’initiative, l’esprit d’entreprise, la prise de risques, le talent, l’épargne, etc. peut-être faudrait-il en parler ?
- sur les responsables politiques qui préférerais taxer les riches plutôt que de réduire leur train de vie, ne croyez-vous pas que les riches aussi pourrais un peu réduire leur train de vie ? R - Contrairement au train de vie de l’Etat, qui génère et entretient la dépense publique, payée par l’impôt, le train de vie des riches à au moins pour avantage de créer de l’activité solvable. Peut-être ferez-vous la différence ?
- pour revenir sur la spoliation ( je réagis au fil du texte) : si vous pensez que la pression fiscale en France mérite d’être qualifiée de spoliatrice, alors dans ce cas vous devez considérer les Etats-Unis ont été pendant près d’un demi-siècle un pays quasi-communiste, avec un tranche maximum de l’impôt sur le revenu à plus de 80% entre 1932 et 1980 ( pour les revenus supérieurs à 200 000 dollars )
R - Considération à situer dans son contexte (dont efforts de guerre sans commune mesure avec ceux consentis par toute autre nation, sauf URSS bien entendu). De plus, vous avez peut-être remarqué qu’il sont revenus à des taux moins décourageants ?
- après, mettre au même niveau les protestants et les aristocrates émigrés, il fallait oser !
R - Vous auriez pu mentionner les entrepreneurs. Mais du point de vue de l’évasion de richesse nationale, je ne vois vraiment pas la différence.
- et pour le « plus que tout autre nation peut-être » quand aux persécutions : eh oui, c’est bien connu, niveau persécutions on bat tout le monde à plate couture ( excepté peut-être les nazis, Pol Pot, Mao et sa révolution culturelle, et j’en passe).
R - Nous n’en sommes pas encore à un régime totalitaire, c’est vrai, mais en matière de dommages causés par l’ostracisme et le sectarisme, pas besoin d’en arriver là.
- « la richesse d’une société profite à tous ses membres », c’est bien connu : les esclaves ont profité de l’enrichissement de Rome, les ouvriers de la révolution industrielle, ils n’ont pas du tout connu la misère, évidemment !
R - Ne vous en déplaise, si vous comparez la richesse de la société sur quelques siècles, le sort de tous les hommes a spectaculairement augmenté, à l’exception d’un milliard et demi de pauvres profonds dont je dénonce précisément le nombre et le sort intolérable . 
- « La structure de toute société est incontournablement pyramidale ». Mais alors là, n’importe quoi !!! Les sociétés primitives ne sont pas pyramidales, lisez Clastres ou Lévi-Strauss ( oui je sais vous allez me dire que c’est des sauvages, mais cela reste des sociétés ) ! Je ne développe pas plus tellement cette affirmation sortie de nulle part ne me semble même pas nécessiter de réelle réfutation
R - Désolé d’avoir à me répéter : Parce que la nature le veut ainsi, la société des hommes est, a toujours été et sera jusqu’à sa fin, irrévocablement faite d’inégalités. L’exception y domine la masse ; le pouvoir y domine le peuple, la force la faiblesse, l’intelligence la sottise, le savoir l’ignorance , la richesse la pauvreté etc. ; dans tous leurs aspects. Et le nombre n’arrange rien. Tout au plus un partage toujours aussi difficile à arracher à l’égoïsme humain, parvient-il parfois à faire passagèrement illusion. Mais quand bien même un magicien parviendrait à instaurer ce partage, la marée humaine viendrait aussitôt en noyer les résultats sous son flot incessant et son poids. La démographie ne cesse en effet d’alimenter la pyramide sociale en pauvres proportionnellement de plus en plus nombreux, en évacuant inexorablement vers l’inexistence sociale ses membres les plus déshérités, sans omettre la manipulation d’indices et autres indicateurs permettant d’ajuster le nombre de pauvres aux nécessités politiciennes du moment.
- « la première condition de leur réussite étant précisément de le vouloir » car évidemment le milieu social d’origine n’a pas de réelle importance. En fait, si les pauvres le sont c’est parce que c’est leur choix, mais bien sûr ! Tandis que les riches, eux, le sont tous devenus par leur volonté, jamais par un héritage ! ... Je vous admire presque, j’aurais jamais osé l’écrire celle là.
R - Qui prétend que le milieu social y est pour rien ? Le milieu dont chacun d’entre nous est issu relève précisément de notre sort, pour le meilleur et pour le pire. Mais qui reprocherait à quelqu’un d’être né ce qu’il est né (riche ou pauvre) ? Cessez de fantasmer lutte des classes.
- je m’arrête là parce franchement, une démonstration géométrique pour un problème économique, voilà quoi... - Dommage, il y avait du grain à moudre. Question socio démographique plutôt qu’économique.

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