Bonjour Sisyphe,
Merci de votre message qui a eu le mérite de relancer efficacement le
débat ! Même si, comme d’habitude avec vous, je ne peux que regretter
le ton caractéristique d’un dogmatique qui ne peut même pas concevoir
l’idée qu’il puisse ne pas avoir parfaitement raison...
Sur le fond, je vois que d’autres vous ont répondu, de toute façon à
la lecture de votre intervention je ne vois pas très bien que dire de
plus que ce qui figure déjà dans l’article, car vous n’apportez aucun
réel contre-argument au-delà de votre habituelle et habile dialectique.
Ainsi, le fait de dire que la conclusion de l’article est un sophisme
et en déduire que le raisonnement est faux est précisément un sophisme,
puisque par définition une conclusion dépend d’un raisonnement logique.
Donc, s’il y a sophisme, c’est dans le raisonnement, et non dans la
conclusion (désolé de rappeler des évidences...). Ce que vous dites,
finalement, c’est « je ne suis pas d’accord avec la conclusion, donc
elle est fausse, donc le raisonnement est faux ». Avec ça, vous ne
risquez pas d’encourager la discussion.
Je passerai sur le procès d’intention (dont je vous laisse la responsabilité), et je reformule donc : votre CONCLUSION est un sophisme ; j’ai expliqué pourquoi. Je n’ai pas parlé de votre raisonnement, et rendu hommage à votre recherche de références.
Dire que je n’ai apporté aucun contre-argument est témoignage d’une mauvaise foi absolue ; chacun peut le constater en lisant mes interventions.
Je persiste et je signe pour dire qu’il n’y a pas exclusion d’un « ordre » pour un autre, en permettant le mariage homo, mais que, comme vous le reconnaissez, le comportement et les pratiques homosexuelles existent depuis le début de l’humanité et dans la nature, cette loi ne fait qu’entériner l’ordre « naturel », en accordant à tous et à chacun, quelle que soit sa sexualité, LES MÊMES DROITS, sans en retirer à personne.
Donc, je maintiens que votre conclusion est un sophisme, en argumentant.
Je suis d’accord avec vous pour dire que l’homosexualité n’est pas la majorité du genre, et, justement, il me semble de la plus élémentaire démocratie de reconnaître également les droits des minorités.
Pour moi, d’aucune manière, le vote de cette loi ne saurait être un élément régressif, pour personne ; du point de vue des libertés individuelles, ce ne peut être qu’un progrès.
J’en parle d’autant plus aisément que j’ai toujours considéré le mariage comme une institution ringarde, contraignante et bourgeoise ; perso, je suis comme tonton Georges ; ce qui ne m’a jamais donné l’idée de critiquer les gens mariés ; chacun fait ce qu’il veut, dans la mesure où ça ne gène ni ne lèse personne d’autre. Il en est exactement de même pour les homosexuels.
Dans la mesure où ça ne fait qu’accroitre les droits et la liberté individuelle d’une minorité, je n’y vois que des avantages pour ceux que ça concerne, et aucun inconvénient pour personne d’autre, si ce n’est les accrochés aux dogmes bourgeois et religieux.
Je suis d’ailleurs très étonné du ramdam que ça provoque ici, alors que ça fonctionne déjà sans problème dans des dizaines de pays, et je ne suis pas étonné de trouver, du côté de la réaction, les éternels conservateurs et obscurantistes. Plus étonnant, en revanche, d’y trouver certains esprits dits éclairés.
Pour ce qui est de l’ordre « naturel » et « artificiel » , il s’agit pour moi d’un faux débat ; l’évolution du genre humain essaie de concilier les deux, nécessairement ; opposer les deux me semble un artifice et un dogmatisme idéologique.
Quant à la « théorie du genre », je m’en suis expliqué par ailleurs, et suis forcément d’accord pour dire que le sexe seul ne détermine pas le genre : la preuve en est apportée par les transsexuels, les homos, les bi, et tous ceux qui ne sont pas alignés sur la sexualité normative majoritaire (je parle, bien entendu, entre adultes consentants).
J’espère être clair sur ma position, sans recherche de polémique inutile.