Bonjour,
Sans mettre en cause votre description,
il me semble que l’analyse est biaisée.
Il n’y a pas les élus qui sont comme
ci et le peuple qui serait pur et dur. Vous le voyez tous les jours
dans votre quartier. Dans un contexte un petit peu plus bourgeois, il
y a tous les petits arrangements, tous les petits privilèges, que
tout le monde accepte plus ou moins et dont tout le monde profite peu
ou prou. Il en va bien sûr de même dans les entreprises.
Et c’est pareil à l’étranger :
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Il y a longtemps, dans une ville
du Cameroun, un député sortant avait peint sur sa voiture
« Réélisez- moi, car j’ai déjà profité » et il
avait circulé dans toute la ville. Ça a marché.
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Le sort des Grecs est
effectivement horrible, mais, depuis longtemps en Grèce, la fraude à
été partout, des plus riches bien sûr (utilisation des paradis
fiscaux, corruption) aux plus pauvres (black généralisé et
prestations indues) en passant par les classes moyennes (les
villages sont constellés de maisons dont l’étage supérieur
manque... pour ne pas payer l’impôt foncier).
Les détails que vous citez sont certes
révélateurs, même si je vous soupçonne d’avoir plus à l’esprit
le centre d’Orléans que par exemple Saran ou
Saint-Jean-de-le-Ruelle.
Il faut quant même s’attaquer au plus
important d’abord, en gardant à l’esprit que toutes les mesures ne
seront qu’imparfaites.
La dynamique, qui résulte des rapports
de force, est peut-être plus importante que la situation théorique qui correspond aux règles officielles.
C’est pourquoi tout ce qui
contribuerait à un minimum de correction et d’efficacité dans :
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les collectivités locales
(suppression du millefeuille),
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le coût des innombrables cabinets
(limitation de leurs effectifs et des salaires ; contrôle des
recrutements),
-
le fonctionnement des partis
politiques (primaires, contrôle des patrimoines des responsables et
de leurs proches ) et des syndicats (indépendance, financement,
carrières),
-
l’expression des citoyens sur
Internet (empêcher les tentatives récurrentes pour la limiter),
-
l’indépendance réelle des média
(intredire l’appropriation de la TV par les grands groupes
économiques et remettre en vigueur d’anciennes lois sur la presse),
devrait faire partie des priorités.
A l’heure actuelle, c’est absent d’un
débat qui se focalise bien trop sur les parlementaires et les ministres.