Les dirigeants de la RPDC ont raison, voici pourquoi :
Les raisons se trouvent dans la Mémoire du peuple coréen
C’était le temps où les Etats-Unis détruisaient un pays pour le sauver . Ainsi LES USA ONT TUES DES MILLIONS DE CIVILS EN RASANT LES VILLES ET LES VILLAGES DE CORÉE.
Voici un témoignage concernant des milliers de villages anéantis
"Le projet nucléaire le plus terrifiant des Etats-Unis en Corée fut
probablement l’opération Hudson Harbor. Cette opération semble avoir
fait partie d’un projet plus vaste portant sur « l’exploitation
ouverte par le département de la défense et l’exploitation clandestine
par la Central Intelligence Agency, en Corée, de la possibilité
d’utiliser les armes nouvelles » (un euphémisme désignant ce qu’on appelle maintenant les armes de destruction massive). (...)
Sans recourir aux « armes nouvelles »,
bien que le napalm ait été très nouveau à l’époque, l’offensive
aérienne n’en a pas moins rasé la Corée du Nord et tué des millions de
civils avant la fin de la guerre. Pendant trois années, les Nord-Coréens
se sont trouvés face à la menace quotidienne d’être brûlés par le
napalm : « On ne pouvait pas y échapper »,
m’a confié l’un eux en 1981. En 1952, pratiquement tout avait été
complètement rasé dans le centre et le nord de la Corée. Les survivants
vivaient dans des grottes. (...)
Au cours de la guerre, écrivit Conrad Crane, l’armée de l’air américaine « provoqua
une destruction terrible dans toute la Corée du Nord. L’évaluation à
l’armistice des dégâts provoqués par les bombardements révéla que sur
les 22 villes principales du pays, 18 avaient été au moins à moitié
anéanties. » Il ressortait d’un tableau
établi par l’auteur que les grandes villes industrielles de Hamhung et
de Hungnam avaient été détruites à 80 %-85 %, Sariwon à 95 %, Sinanju à
100 %, le port de Chinnamp’o à 80 % et Pyongyang à 75 %. Un journaliste
britannique décrivit l’un des milliers de villages anéantis comme « un monticule étendu de cendres violettes ».
Le général William Dean, qui fut capturé après la bataille de Taejon,
en juillet 1950, et emmené au Nord, déclara par la suite qu’il ne
restait de la plupart des villes et des villages qu’il vit que « des gravats ou des ruines couvertes de neige ». Tous les Coréens qu’il rencontra, ou presque, avaient perdu un parent dans un bombardement (17).
Winston Churchill, vers la fin de la guerre, s’émut et déclara à
Washington que, lorsque le napalm fut inventé à la fin de la seconde
guerre mondiale, personne n’imaginait qu’on en « aspergerait » toute une population civile (18).
Telle fut la « guerre limitée »
livrée en Corée. En guise d’épitaphe à cette entreprise aérienne
effrénée, citons le point de vue de son architecte, le général Curtis
LeMay, qui déclara après le début de la guerre : « Nous avons en quelque sorte glissé un mot sous la porte du Pentagone disant : “Laissez-nous aller là-bas (...) incendier
cinq des plus grandes villes de Corée du Nord – elles ne sont pas très
grandes – ça devrait régler les choses.” Eh bien, on nous a répondu par
des cris – “Vous allez tuer de nombreux civils”, et “c’est trop
horrible”. Pourtant, en trois ans (...), nous avons incendié toutes (sic) les villes en Corée du Nord de même qu’en Corée du Sud (...).
Sur trois ans, on arrive à le faire passer, mais tuer d’un coup
quelques personnes pour régler le problème, beaucoup ne peuvent pas
l’encaisser (19). »
La Corée du Nord tenterait, sans raison, de s’équiper en armes de
destruction massive, tandis que l’opposition de Washington à cette
stratégie relèverait de l’innocence originelle. Pourtant, depuis les
années 1940, les Etats-Unis ont eux-mêmes utilisé ou menacé d’utiliser
ces armes en Asie du Nord-Est. Ils sont la seule puissance à avoir eu
recours à la bombe atomique, et leur dissuasion repose sur la menace de
les employer de nouveau en Corée."
Bruce Cumings
Directeur du département d’histoire à l’université de Chicago. Auteur de The Korean War : A History, Random House, New York, 2010.
( cf : http://www.monde-diplomatique.fr/20... ; )