Soyez gentil, faites attention à l’orthographe ! La référence à l’intelligence : le discours se situe dans un contexte d’université, donc dans un lieu dédié à l’intelligence. Cela signifie que tout ceux qui pensent sont bienvenus, même ceux qui pensent autrement que moi. Or la réaction d’une partie de l’Islam ne relève pas de la pensée, mais de la violence.
Le propos du pape n’est pas d’ailleurs de faire ici le procès de l’islam, mais de combattre un préjugé très répandu selon lequel la religion doit être déclarée par nature étrangère à toute rationalité. Or Benoît XVI dit ceci : parce qu’elle a rencontré la philosophie grecque, la révélation biblique tient fermement la conviction que ce qui est contraire à la raison est aussi contraire à Dieu. L’islam n’a pas, jusqu’à preuve du contraire, cette conviction. Ou plus précisément, ceux qui comme Averroes ont eu cette conviction n’ont pas pu s’imposer.
Alors vous allez dire : oui, mais Galilée, l’inquisition, etc...
Quiqu’il en soit des faits historiques, il me semble clair que :
1. Quand les chrétiens ont perdu cette conviction que la violence est contraire à Dieu, il n’existait aucune instance pour leur rappeler.
2. Les principes qui guident nos sociétés modernes (dignité de l’homme, égalité, séparation du spirituel et du temporel) sont des valeurs d’origine chrétienne, mais s’il est arrivé que des chrétiens s’y opposent.
3. Je peux montrer au chrétien violent que toute sa foi et l’enseignement de l’Eglise s’y oppose. Ce que je ne peux pas faire pareillement avec un musulman.
Cordialement,
Capreolus