Monsieur,
je tire cette phrase de votre texte : « La religion n’a rien à voir la dedans ». C’est très juste. Lorsque la vengeance ou la haine, comme vous dites, s’empare du coeur de l’homme, alors la religion peut se voir appelée comme excuse, aussi bien d’ailleurs que la haine de la religion (cf le génocide vendéen, la shoah, les goulags).
La question, je le répète, est de comprendre pourqui l’islam ne parvient pas à développer une théologie, c’est à dire une interprétation du texte sacré soumise aux éxigences rationnelles, qui empêche définitivement de justifier la violence par la foi. L’Eglise a mis peut-être du temps pour y parvenir, mais elle a fait la course en tête, reconnaissez-le. Et lorsque les chrétiens se sont égarés dans la violence, il n’y avait ni ONU, ni Vatican, ni aucune instance morale comparable à ce qui existe aujourd’hui. Bien au contraire, c’est la sécularisation des idées profondément chrétiennes de fraternité, de liberté et d’égalité qui sont à l’origine de ces institutions.
La question demeure, malgré votre « question à 4 sous » : je comprends tout le ressentiment que vous voulez, mais pourquoi l’Islam ne parvient-il pas à lui retirer ses motiations religieuses ?
Respectueusement,
Capreolus